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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 09:48

 Ici et  , j'ai joué le jeu de la transparence pour divulguer les données brutes de la rémunération liée à l'activité d'écrivain, et ce du point de vue de ma propre expérience.

 

L'idée était - et est toujours - de brosser un portrait concret de ce type d'activité, dont la réalité est régulièrement biaisée par les exemples faramineux issus de certains écrivains au succès tout à fait exceptionnel.

 

Bref :

 

4 975€ : revenus issus de l'écriture sur l'année 2014.

 

Petite nouveauté cette année : je fête mes dix ans de romancier "professionnel" (période qui de mon point de vue débute avec la publication de "Suleyman", mon premier roman) et je peux donc vous dire que :

 

38 249€ : revenus issus d'une décennie d'écriture.

 

Il y a 10 ans, je rêvais de pouvoir vivre de l'écriture, de pouvoir y consacrer mes journées entières, de ne rien faire d'autre, bref : d'en faire mon métier principal.

 

Ce n'est plus le cas... mais cela n'est pas du tout lié au constat de ces faibles revenus.

 

Cette année, j'ai eu l'occasion de discuter avec plusieurs écrivains dont c'est l'activité principale. En échangeant sur nos expériences, je me suis rendu compte que la plupart se retrouvaient relativement frustrés dans leurs choix d'écriture. Avec la nécessité de faire rentrer de l'argent de manière régulière, la plupart d'entre eux se retrouvent à consacrer la majorité de leur temps à des projets qui ne les enthousiasment pas plus que cela (littérature jeunesse, nègre littéraire, scénarios, interventions en médiathèque ou en milieu scolaire, etc.). L'un d'eux ma même confié avoir plusieurs projets qu'il désirait fortement écrire mais qu'il repoussait sans cesse car moins intéressant financièrement. De fil en aiguille, je me suis rendu compte que je possédais un luxe qui leur échappait : pouvoir écrire ce que je veux quand je le veux.

 

Alors certes je suis toujours un peu frustré par le manque de temps que je peux consacrer à l'écriture, par les idées qui s'accumulent et qui traînent, mais j'en suis finalement plutôt satisfait. Avec ce boulot qui bouffe mes semaines mais remplit mon frigo, je peux écrire au gré des envies qui me viennent sans avoir à négocier avec les aspects financiers de la chose. Un exemple entre mille : aujourd'hui je me permets d'écrire un bouquin dans un genre radicalement différent des précédents. Je l'écris sans éditeur, juste parce que j'ai l'envie/besoin de le faire ; peut-être restera-t-il dans ses cartons, peut-être sera-t-il publié, peut-être me rapportera-t-il 500 balles, peut-être 10 000, ma chance est de pouvoir m'en foutre.

 

En conséquence, si un jour se présente à moi l'opportunité de ne faire qu'écrire, je crois bien que je la refuserai, tout simplement pour conserver intacte ma liberté de créer.

 

Bon allez, avouons-le : je ne cracherais pas sur un petit mi-temps pour gagner du temps...

 

Des bises et une belle fin d'année 2014 !

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Published by Simon Sanahujas - dans Billets d'humeur
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 08:19

Croyez-le ou pas : récemment je me suis adonné à un peu de rangement et de ménage, chez moi, si si... Et ce faisant, j'ai remis la main sur tout un tas de courier non ouvert parmi lequel des factures (en retard du coup, forcément), les impots, des faire-parts de naissance, et un relevé de droits d'auteur contenant tout un tas de chiffre de vente absolument mirifiques.

 

En conséquence, j'en ai profité pour intégrer ces chiffres à la magnifique feuille de calcul où j'archive ces choses là, ai mis en place de nouvelles formules stupéfiantes (genre "ça" + "ça", ça fait combien ?), et ai découvert de nouveaux chiffres dont je ne pouvais décemment pas ne pas vous faire profiter :

 

3811 :

C'est le nombre de mes bouquins à avoir été vendus, en tout et pour tout (hormis les anthologies où sont apparues certaines de mes nouvelles) et depuis l'origine de mon activité. So impressive, n'est-ce pas ?

 

69 :

C'est le nombre de ventes en format numérique, soit 1,8% du total sus-cité. D'ailleurs, si vous aussi vous voulez participer à ce phénoménal essor de l'e-book en France, je ne saurais trop vous conseiller  ce joli recueil (pas cher et fourni) où apparaît un bon panel des genres que j'aime à traiter dans l'écriture.

 

28 :

Flippant : c'est le nombre d'arbres qui ont été nécessaires pour fabriquer ces bouquins. Dès que j'ai un peu de sous, je prends contact avec un des organismes ayant signé la Charte de l'Ademe pour proposer une compensation carbone à hauteur de cela afin de financer des projets de développement durable (une fois n'est pas coutume : je suis sérieux).

 

18,5% :

C'est ce que représentent mes droits d'auteur secs (l'argent directement issu de la vente des livres) par rapport à l'ensemble de mes revenus liés à l'écriture...

 

Sur ce, amis des statistiques les plus inutiles, passion, joie et sourires : un beau week-end à vous !

 

Bouquins-blog

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 14:29

« Les électeurs sont des cons » était la phrase finale du petit texte que j’avais rédigé suite à l’appel de Catherine Dufour et Alain Damasio, lors de l’entre deux tours des présidentielles 2007 (des textes de prospections vaguement politiques par la suite rassemblés dans ce recueil). A l’époque, des potes m’avaient dit : « Rhâ Simon, c’est pas bien de dire ça, il ne faut pas ». Alors certes : les politiciens ont beau le penser fortement, si l’un d’entre eux ouvre sa campagne ainsi, il est mort.

 

Mais moi je m’en fous, je ne suis pas politicien.

 

Bref.

 

Récemment, il y a eu les élections municipales, les élections les plus importantes et concrètes de la vie politique française. On y élit des gens qui, par leurs choix et leurs décisions, vont directement impacter notre vie de tous les jours : quels aménagements sur le territoire de la commune, quels projets en local, etc. Je connais plein de dépités de la politique qui ne votent qu’à ces élections, tout simplement parce que leurs conséquences sont les plus tangibles. Et qu’ont fait les Français, à ces élections municipales ? Ils nous ont fait un gros vote anti-Hollande ; ils ont (encore une fois) confondu l'urne avec le trône. Alors ok, je ne suis pas du tout un fan de Hollande mais, bon, what the fuck, putain ? Quel est le rapport ? Et pourquoi pas sanctionner la crise aussi, tant qu'à faire dans l'inutile et le déplacé ? Certes Hollande n’a pas été très content, mais juste parce que des copains à lui ont perdu des postes et les sous qui vont avec, le reste il s’en cogne (et il a bien raison). Les électeurs, sur ce coup là, ont mis de côté tous les programmes, tous les projets sur le point d'envahir leur quotidien, juste pour dire « Moi pas content ». En voulant sanctionner une politique nationale dans une élection dont ce n’est pas le sujet, ils se sont sanctionnés eux-mêmes ; et je trouve ça fascinant. Sur le moment, un grand penseur que je ne citerai pas à ainsi résumer la situation : « Je ne suis pas content alors j’offre les clefs de ma ville à un gros con. »

 

C’est ça.

 

Et, malheureusement, ça confirme une nouvelle fois ma petite vanne de 2007.

 

Et puis maintenant, c’est le tour des élections européennes et, autour de moi, j’entends les gens dire qu’ils n’iront pas voter (ou probablement pas). What the fuck (again) ? Après les municipales, les élections européennes sont les plus importantes de notre vie politique. Ben oui les gars : depuis qu’on a ratifié tous les traités à la con, les trois-quarts des lois que tentent de voter nos députés sont soumises aux décisions prises en amont par le parlement européen. Du coup, si vous voulez que les choses aillent dans le bon sens en France, il faut auparavant qu’elles aillent dans le bon sens en Europe. Ces élections là sont donc plus importantes que nos législatives (et je ne parle pas des présidentielles - ha ha, ho ho, hi hi - qui ressemblent plus à un vote pour éjecter un candidat de téléréalité qu’à autre chose) mais, curieusement, présentent l'un des plus fort potentiel d'abstentionnistes... Parmi ceux-ci, deux grandes familles me fascinent :

 

  • Le rebelle 

Le rebelle, c’est ce mec qui, dans une discussion sur le sujet va te lâcher « Oh, moi, je n’irai probablement pas voter, on verra bien comment je serai ce jour là. C’est mon côté rebelle ». Avec un petit regard pétillant en fin de phrase.

 

Il y a une chose avec laquelle je suis d’accord dans ce discours : oui, le rebelle ne va pas voter ; en effet. Mais le rebelle, le vrai rebelle (et je m’excuse par avance de briser les rêves adolescents de ces rebelles du vote), il rassemble ces potes, il débarque à l’assemblée, il ligote l’ensemble des députés, en guillotine la moitié puis explique à ceux qui restent que le monde va changer très beaucoup et très vite. Ca, c’est un rebelle. Rien à voir avec le mec qui, à 17h30 le jour fatidique, se dit qu’il va finalement se refaire une vidéo Youporn plutôt que de bouger son cul jusqu’au bureau de vote.

 

  • Le nihiliste

Le niliste, c’est ce mec qui, dans une discussion sur le sujet va te lâcher « Oh, moi, je n’irai pas voter, ça ne sert à rien ». Avec le regard blasé du mec qui a tout vu, tout connu.

 

Je ne suis pas très vieux, mais j’ai quand même vécu pas mal de choses, comme tout le monde. Et il y a un truc dont je me suis rendu compte : dans la vie, il existe finalement très peu de choses qui ne servent vraiment à rien. Passer une journée à glander dans son canapé, en fumant des pétards, en avalant des Koenigsbiers et en regardant le mur, on pourrait croire que ça ne sert à rien, mais pas vraiment en fait : ça détend, donc ce n’est pas forcément si inutile que ça (qu’on soit clair : je ne vous encourage pas à pratiquer sept jours sur sept…). Par contre il existe une chose qui ne sert vraiment à rien, et c’est prouvé à 2000% : c'est de ne pas voter. Oui, CA, ça ne sert absolument à rien (et c’est rare, dans la vie). Il n’y a aucune contestation dans le fait de ne pas voter, non plus que la moindre revendication, image ou signal fort et autres conneries. Quand on ne vote pas (et c'est assez fou), rien ne se produit, rien ne bouge, rien ne change, rien, ni dans votre vie, ni dans celles des autres, ni dans le monde, vraiment, rien. Quand vous n’allez pas voter, soyons clair, tout le monde s’en cogne.

 

Juste un truc : quand vous ne votez pas, vous donnez plus de poids au bulletin des gens qui vont voter, et comme la plupart d’entre eux sont cons, je vous laisse conclure l’impact réel de votre abstention…

 

Parlement-europeen-vide.jpg

 

A part ça je voulais vous parler des élections européennes à la base. Chaque type de scrutin induit une manière de voter différente, quelques petits rappels fonctionnels, du coup :

 

1 seul tour : ça veut dire qu'on vote et que le soir même sont désignés ceux qui vont prendre leurs fonctions au parlement européen pour les six prochaines années.

 

Scrutin proportionnel de liste : ça veut dire que les sièges sont répartis entre les partis SAUF QUE il faut avoir au moins 5% des voix pour prétendre à un siège.Par exemple, sur les 23 listes qui se présentent (23 ! What the fuck, putain ?), à priori seules 6 d’entre elles auront véritablement des sièges au parlement…

 

A part ça, je ne vais pas vous dire pour qui voter, hein, vous êtes grands et ce n’est pas le sujet de ce billet. Mais juste un truc : le FN. Y’a vraiment autant de gens que ça, en France, qui veulent envoyer au parlement européen des membres d’un parti qui ne veut pas de l’Europe, dont les députés européens n’ont jamais siégé ou presque, et dont le programme se résume à "Vous n'êtes pas contents ? Ca tombe bien : nous non plus" ? Non sérieux, je comprends qu’on soit dégouté par l’UMP et le PS, mais... le FN ? C'est vraiment ça la solution envisagée par une grande partie de mes concitoyens ?

 

Ben merde alors, je crois que j’avais raison depuis le début en fait : les électeurs sont des cons.

 

PS (oups !) : Quand j’en ai marre de tout ça, je vais passer un moment avec ma copine Germaine et on regarde les débats des sénatoriales : comme ils ne sont pas élus au suffrage direct, ils sont obligés de tenir des discours intelligents.

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 12:22

L'année dernière, vers la même époque, j'avais publié ici-même  un article qui montrait à quel point écrire des bouquins rapportait un maximum de fric. Au-delà de me faire des envieux par milliers, cet effrayant constat pécunier avait attiré l'oeil de pas mal d'internautes (je crois qu'il s'agit de mon article le plus visité d'ailleurs, no comment...), aussi je me suis dit qu'il serait intéressant de récidiver.

 

Allons-y donc, dans la joie et la bonne humeur, pour un petit bilan financier de mon activité d'écrivain au cours de l'année 2012. Pour enfoncer le clou, une petite affirmation gratuite qui, à défaut de remplir mon compte en banque, a l'intérêt de m'apporter un peu de baume au coeur : je ne ne me considère plus vraiment comme un "petit" écrivain ou encore un écrivain "débutant". En effet, 2012 a vu la publication de mes 7ème et 8ème bouquins, ça commence à en faire au compteur, donc.

 

Roulement de tambour...

 

Patatra : 8583,95€

 

Eh oui.

 

Et je tiens à préciser qu'il s'agissait d'une année - tout du moins en ce qui concerne les revenus littéraires, parce que le reste, bof... - tout à fait exceptionnelle.

 

Ah je les vois se décomposer d'ici, ceux qui se disaient - les naïfs - : "Eh tiens, pour contrebalancer la crise, je pourrais écrire un bouquin et me faire des sous." Et avec pas un mais huit bouquins dans le tiroir, presque tous avec des tirages sympa, une bonne représentation en librairie et des contrats à compte d'éditeur ! Quant à ceux qui connaissent en partie les réalités du terrible monde du livre, peut-être se disent-ils que ce n'est pas si mal ? Mais bon, quand même, ces huit mille et quelques brouzouffes, ça n'atteint même pas un smic... Comment vivre de sa passion dans ces conditions ?

 

Avant d'expliquer tout ça dans le détail (d'autres surprises arrivent...), faisons ce petit calcul toujours aussi amusant que déprimant, celui du salaire horaire ! D'habitude, je bosse environ 25h par semaine sur mes bouquins, à quoi il faut ajouter cette année les quatre mois de congés sans solde qui m'ont permis de bosser 60 heures par semaine, et de partir en Roumanie et en Angleterre sur les traces de ce cher Dracula.

 

Je vous épargne les détails du calcul, on arrive à l'astronomique somme de 4,82€ de l'heure net !

 

Cela exposé dans un enthousiasme des plus joyeux, voyons comment se répartit cette somme :

 

Reims-20130105-00283.jpg* Droits d'auteur purs : 900€

 

C'est toujours là que le bât blesse, de mon point de vue en tout cas. Par "droits d'auteurs purs", j'entends les revenus qui proviennent exclusivement de la vente de livres. Si cette somme dérisoire vous étonne, n'hésitez pas à aller jeter un oeil ici, où j'explique où va l'argent issu de la vente d'un livre en librairie et où, mais aujourd'hui j'y suis habitué, on s'aperçoit que l'auteur - la personne à l'origine du produit, donc - est celui qui récolte la plus petite part du gâteau. Si vous cherchez à expliquer ce chiffre en vous disant que le Sanahu signe des contrats à la con, j'ajouterai juste cette précision : tous les contrats que j'ai signé prévoient une marge de droits d'auteur qui s'étend de 7 à 9% ; nous sommes donc tout à fait dans la moyenne.

 

Conclusion, si je ne faisais qu'écrire des livres (travail qui occupe tout de même un bon 75% de mon activité littéraire, eh bien je ne gagnerais pas même un millier d'Euros à l'année. Ça laisse rêveur, hein ?

 

Note à l'attention des internautes qui arrivent ici en tapant "combien rapporte un roman" (et y'en a un paquet, j'ai les stats...) :

 

Il vous suffit de diviser ce chiffre par sept pour avoir la réponse à votre question (l'un de mes deux derniers bouquins parus ne m'ayant pas encore rapporté l'ombre d'un centime, rapport aux droits réglés la plupart du temps l'année suivante). Et joyeux Noël !

 

* Droits d'auteur dérivés : 2200€

 

Ici, l'intitulé peut porter à confusion mais, comme vous l'aurez certainement deviné, il ne s'agit pas des droits d'auteur issus de la vente de jouets tirés de mes bouquins, of course ! En fait, je réunie sous cette appellation tout un tas de travaux qui sont rémunérés en droits d'auteur par simplicité administrative. Cette année, il s'agissait de quelques piges, de rencontres avec des scolaires et d'un atelier d'écriture.

 

* Bonus 2012 à caractère totalement exceptionnel : 5500€

 

Ça, c'est quelque chose qui m'est tombé dessus par presque hasard (si l'on excepte le boulot passé en amont sans réelle espérance de gagner un kopec). Cela pourra se reproduire, mais on rentre dans un milieu tellement complexe et aléatoire que mon pragmatisme habituel me pousse à ne pas compter dessus, même si je fais tout pour poursuivre dans cette voie, soyez-en sûrs... Bref, il s'est agi du rachat des droits d'adaptation audio-visuels d'un de mes bouquins, complété par la commande d'un scénario. Rien n'a vu le jour pour l'instant, mais j'ai été payé, c'est la magie de ce milieu là...

 

Conclusion :

 

Elle ne diffère pas de celle de l'année précédente : les bouquins - hors grosse vente - ça ne rapporte rien.

 

Mais comme je suis passionné et un brin rêveur, eh bien je continue !

 

En vous souhaitant plein de choses belles et bonnes pour cette nouvelle année 2013!

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 09:44

Pour beaucoups de gens, le début d'année est l'occasion d'effectuer un petit bilan personnel. Pour la première fois, j'ai décidé de me plier au jeu et de me consacrer à un bilan précis : que me rapporte mon activité d'écrivain, activité à laquelle je voudrais pouvoir consacrer l'intégralitré de mon temps de travail mais que les dures réalités quotidiennes m'obligent à ne considérer que comme une activité annexe ?

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, une petite anecdote, symptomatique à mon sens. Lorsque je me présente comme écrivain, la première réaction des gens est de me demander si j'ai déjà été publié, ce à quoi je réponds par l'affirmative, expliquant que je ne me présenterais pas ainsi dans le cas contraire. Quand ces personnes apprennent que j'ai publié six bouquins (on pourrait même dire sept en comptant la récente réédition de "Suleyman"), puis qu'elles découvrent que je possède un boulot à côté parce que les gains issus de mon activité littéraire ne suffisent pas, leur effarement est sans bornes. Car oui : la plupart des gens ignorent complètement où va l'argent issu de la vente d'un livre (si c'est également votre cas, j'en parle ici).

 

Bref, en 2011, ma seule activité d'écrivaillon m'a rapporté la mirobolante somme de 2221,74€.

 

Eh ouais, quand même...

 

Un petit calcul histoire d'enfoncer le clou. Je consacre en moyenne 25 heures par semaine à cette activité. En reportant cela sur l'ensemble d'une année et en le ramenant à la somme totale de mes gains, nous parvenons à un salaire horaire net de 1,71€ environ.

 

Lol, ptdr, comme disent les jeunes, sur le web.

 

 

Mais avant d'aller plus loin, détaillons comment se répartit cette somme. S'il est vrai que sept de mes livres sont actuellement disponibles à la vente, je n'ai touché des droits en 2011 que sur cinq d'entre eux. Les droits des deux derniers ("Nereliath" et la réédition de "Suleyman") n'arriveront que cette année. Petit détail au passage, un écrivain touche sa paye une fois par an, ou une fois par semestre dans le meilleur des cas. Quand il s'agit d'une activité annexe, pas de soucis, on est dans le bonus toujours sympathique. Mais j'imagine le casse-tête pour ceux qui ne vivent que de cela. Cela dit, revenons à nos moutons (électriques éventuellement) : la plupart de ces cinq bouquins sont disponibles en librairie, deux d'entre eux ont bénéficié de tirages honnêtes (honnêtes pour notre petit milieu, soit 2000 exemplaires) et d'une bonne diffusion. Et ces cinq livres, que m'ont-ils rapportés en 2011 ? Eh bien la somme mirifique de 869,53€.

 

Yeeha !

 

D'où vient le reste me demanderez-vous ? Eh bien de choses diverses  et variées : expositions de "Sur la piste de Tarzan" et de "Conan le Texan", des rencontres rémunérées ainsi qu'une commande que je qualifierai de mercenariat : la rédaction d'un article qui m'a demandé quelques jours de boulot et m'a été payé un peu plus de 500€. Et c'est là que le bât blesse pour moi car, si j'ai été très content de ce travail (on m'en commande un de la sorte une fois par an environ), c'est assez démoralisant de voir qu'on peut gagner autant en quelques jours alors qu'un roman qui me prend presque une année de travail ne me rapporte au final que le double ou le triple de cette somme dans les meilleurs cas...

 

Précisons également que cette année, j'ai décroché une belle aide à la création de la part d'un organisme culturel régional, une bourse qui me permet aujourd'hui de prendre un congé sans solde au boulot et - rêve bandant s'il en est - de ne faire qu'écrire pendant quelques temps (cela dit, le réveil risque d'être brutal lorsque je retournerai au taf, mais j'y penserai à ce moment là...). Je vous rapporterai ici, à l'occasion, comment j'emploie cette chance et ce que j'en retire, mais ce n'est pas le sujet. Pour finir sur cette bourse, je ne l'ai pas comptabilisé dans mes gains 2011 pour une raison simple : si je veux péreniser mon activité de romancier (objectif très difficilement réalisable, mais bon...), j'estime que l'équilibre financier de celle-ci ne doit pas reposer sur des aides et doit se tenir lui-même. Je considère donc cette bourse comme un joli cadeau et une chance remarquable de pouvoir, le temps de quelques mois, vivre comme je le rêve : en écrivant tous les jours, de l'aube au crépuscule.

 

Mais ce qui me désespère au final, c'est la différence - que dis-je, le fossé - qui sépare l'auteur du reste de la chaîne du livre. Certes on pourrait se dire qu'il s'agit d'édition anecdotique - la SF en général possédant un public bien moindre que pour d'autres littératures -, que celui-ci possède sont circuit particulier etc. Mais non car, si je prends les exemples de mes bouquins, une partie de mes éditeurs vivent de leur activité, et la totalité des diffuseurs et distributeurs quand il y en a en vivent également, et même ces chers libraires en vivent, quoi que mal pour la plupart d'entre eux. Le seul qui ne vit pas de cette activité, c'est celui qui en est à l'origine, celui qui crée l'objet vendu par la suite : l'auteur.

 

Que j'aime notre monde...

 

Et pour finir sur une note quelque peu positive, notons qu'en 2010 l'écriture m'avait rapporté 1590,45€ et, en 2009, 1885,94€. Nous assistons donc à une nette progression, youpie !

 

Dans l'état actuel des choses, l'idée de vivre de ma passion semble complètement utopiste, cela est clair. Alors pourquoi continuer ? Eh bien la question ne se pose même pas, car l'acte d'écriture est l'activité que j'apprécie le plus, tout simplement. Au printemps, je n'ai pas écrit une ligne pendant près de trois mois, occupé que j'étais à réaliser quelques travaux, et j'ai manqué devenir fou.

 

Ce billet ne s'adresse donc pas aux autre fous d'écriture qui ont déjà mis un pied dans l'engrenage (vous êtes perdus, malheureux), mais plutôt à ceux qui se demandent s'ils ne pourraient pas devenir riches à million en écrivant des bouquins. La réponse à cette question est négative, confirmée par les exceptions à la règle que l'on connaît. Ah, et ces chiffres pourront s'avérer utiles également à tous ces écrivains en herbe qui se voient proposer des contrats d'édition à compte d'auteur par des éditeurs véreux : ces salopards vous promettent monts et merveilles mais vous vous retrouverez plumés, lisez "Le pendule de Foucault" de Umberto Eco si vous voulez en avoir un bel exemple...

 

Sur ce, je vous souhaite une joyeuse année 2012 !

 

 Droits

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:10

Dans "Nereliath", j'ai fait quelque chose que je n'avais jamais fait dans aucun autre de mes textes. Au début de ce blog, je vous parlais de ma manière de construire mes personnages, et je disais notamment qu'il m'arrivait très régulièrement de reprendre des morceaux de personnalité de gens que j'ai pu côtoyer pour camper ces personnages, voire d'en mélanger plusieurs.

 

Ali-Kupi.jpgMais dans "Nereliath", il existe un personnage qui est à 90% tiré d'un homme que j'ai rencontré, un pêcheur kenyan avec qui j'ai passé une courte semaine à écumer les mers et les îles désertes de la côte africaine : Ali Kupi

 

Récemment, un ami qui avait partagé cette expérience avec moi m'a appris son décès. J'avais fait d'Ali Kupi l'un des plus grands marins de son île, celui que j'ai connu est mort noyé lorsque son petit boutre s'est retourné, victime d'un caprice de l'océan indien. Cette disparition m'a particulièrement touchée et j'ai mis pas mal de temps avant de rédiger ce billet. C'est bien peu de chose, mais il m'est immédiatement apparu comme évident que je devais lui dédicacer la suite de "Nereliath".

 

A ta joie de vivre Ali, à ta simplicité et à ces jours mémorables passés en ta compagnie.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 21:26

En fait je ne les ai pas lus.

 

Je n'ai donc rien à en dire.

 

J'en suis le premier désolé.

 

Pour essayer de me faire pardonner, je vous mets deux liens vers des réactions des plus distrayantes en ces mornes jours de grisailles : ici et là.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:48

En ces instants de mouvements sociaux, il me fallait bien finir par aborder le sujet qui secoue la scène politique et l'ensemble des Français depuis maintenant presque quatre mois : la réforme des retraites. Ceux qui me connaissent savent que je n'éprouve guère d'amour pour notre actuel président de la république. J'ai répondu à l'appel d'Alain Damasio durant l'entre-deux tours des dernières élections présidentielles et mon texte a été repris dans l'anthologie qui a suivi : "Appel d'air". J'ai suivi volontiers l'ami Roland Wagner lorsqu'il a rédigé un texte contre la loi Hadopi, texte brièvement lu d'ailleurs a l'assemblée nationale sans pourtant peser véritablement dans le débat (?). Et le texte qui sortira le mois prochain dans l'anthologie "Arcanes" tourne encore autour de cet homme qui dirige actuellement la France et qui, disons le simplement, me fait peur par bien des aspects.

 

Bref, venons-en au coeur du sujet.

 

La réforme des retraites est motivée par un problème que je ne réfute pas : un trou dans les caisses nécessaires à payer nos (?) retraites.

 

Bien.

 

Ensuite, elle se base sur une idée avec laquelle je suis un peu moins d'accord : l'espérance de vie s'allongeant, la qualité de nos vieux jours s'améliorant, nous pouvons travailler plus longtemps. Je passe de suite sur les thèses écolo qui soutiennent l'idée que, avec la merde qu'on avale depuis les années 70', la pollution et compagnie, les records de longévité détenus par des personnes nées au début du vingtième siècle (et qui ont donc manger et respirer sainement pendant la moitié de leur vie au moins), risquent de diminuer considérablement. Je travaille depuis l'âge de 18 ans et, dans mon entourage comme dans mes différentes occupations salariées, je suis parvenu à un constat : certes les "anciens" sont encore en état de travailler mais, dans les faits et pour la majorité d'entre eux, ce n'est plus vraiment le cas. En effet, il ne faut pas oublié l'aspect psychologique du travail et, après avoir passé 35 ans dans un service, raz-le-bol et lassitude apparaissent pour impacter énormément la productivité des gens concernés. Au-delà de ça, si vous connaissez des personnes âgées de 50 ans et plus qui se sont retrouvées malencontreusement sur le marché du travail, vous savez comme moi qu'elles ont bien du mal à en retrouver. Et je ne pense pas que la raison en incombe directement aux diplômes sachant que l'expérience professionnelle de vingt années dans un domaine particulier vaut bien un bac+5. Non : si les employeurs ont des réticences à embaucher des gens en fin de cotisations, c'est qu'ils savent ne pas trouver chez eux le rendement et la motivation qu'ils pourronttrouver chez quelqu'un de plus jeune.

 

Premier gros problème de jugement à mon avis de la part de notre gouvernement. Concrètement : une mauvaise solution à un problème donné.

 

Mais le plus grand problème à mon sens, celui qui me fait m'opposer de manière complète à cette réforme, ce sont les dommages collatéraux qu'elle va engendrer. En effet, l'un des plus gros soucis de la France à l'heure actuelle réside dans son taux exceptionnel de chômage, taux qui, malgré les magouilles de l'Insee relatives au comptage il y a quelques années, n'arrête pas d'augmenter. Et que pensez-vous qu'il se passera si nous obligeons la part active de la population à travailler deux ans de plus ?

 

Elle est compliquée cette question ?

 

Mes connaissances en économie et en politique ne sont pas grandes, loin de là, et j'imagine surtout qu'elles doivent être bien moins importantes que celles de nos dirigeants (enfin je l'espère !). Par contre je sais compter, bêtement, et nous avons affaire là à de l'arithmétique niveau, allez disons 5ème. Ce qui m'amène à me demander si nos dirigeants savent compter, eux.

 

Ben oui : si vous demandez aux gens de bosser deux ans de plus et que vous n'augmentez pas la quantité de travail disponible, ça va boucher de l'autre côté : au niveau des jeunes qui se lancent sur le marché du travail. Sans parler des chômeurs de tous âges qui auront d'autant plus de difficultés à retrouver du boulot. Et au final, l'argent que l'on gagnera (peut-être) sur les caisses destinées aux retraites, on le perdra de l'autre côté de la balance, dans le gouffre du chômage. Et je ne parle même pas de l'aspect social qui va agrandir la brèche entre deux tranches de populations : ceux qui ont un boulot et donc des sous et ceux qui n'ont ni l'un ni l'autre.

 

Personnellement, ce n'est pas la France dont je rêve.

 

Quant à la grève et aux blocages qui agitent l'hexagone, ils n'ont qu'un responsable. Lorsque j'entends des automobilistes grogner (surtout sur TF1) en gueulant à la prise d'otage, j'ai envie de leur expliquer qu'ils se trompent de cible. En France, une personne peut tout arrêter en un mot. Cette personne, il s'agit du président de la république, et ce mot, c'est "référendum".

 

Ben oui.

 

La rue n'est pas là pour dicter la politique d'un pays. Peut-être y a-t-il effectivement une majorité de gens qui se trouvent très heureux de cette réforme. Mais comme celle-ci n'était pas au programme de campagne du président que nous avons élu (pas moi, hein... mais je suis Français et la France l'a élu, donc...), il n'a aucune légitimité à la mettre en oeuvre. Il faut donc en passer par la case référendum.

 

Après, peut-être verrons-nous cette réforme à mon humble avis inconsciente et irresponsable s'appliquer, mais au moins aurons-nous l'impression de toujours vivre en démocratie.

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:33

Une fois n'est pas coutume, je me permets de reprendre un article découvert ce matin sur la toile et publié originellement dans Le Monde d'hier. Celui-ci s'iontéresse aux revenus des écrivains en proposant de nombreux chiffres et, point qui m'a intéressé, il évoque un principe pour lequel, si j'en ai déjà de nombreuses fois discuté avec des professionnels du milieu, je n'avais jamais trouvé de terme approprié : la "best-sellarisation du marche". Entendez par là cet écart qui se creuse un peu plus chaque jour entre des écrivains à succès vendant toujours plus et des auteurs qui, si dans les années 80' réussissaient à s'en tirer à peu près, ne dépassent guère aujourd'hui les quelques centaines de ventes.

 

Le tout se retrouve ici, repris sur le blog d'Alain BRON.

 

NB : J'émets en revanche une petite réserve quant aux chiffres cités en fin d'article.

 

Les pourcentages de droits d'auteur exprimés en Euros représentent une fourchette s'étendant de 8,5 à 12,7%. J'avais lu un truc là-dessus quelque part selon lequel des droits supérieurs à 12% ne se produisent que dans les cas très rares d'auteurs à succès bien établis négociant avec leur maison d'édition.

 

Les parts du distributeur et du diffuseur me semblent assez restreintes. Quant à l'affirmation qui est faite que l'éditeur se trouve très souvent être également diffuseur et distributeur, je trouve cela assez osé. C'est certainement vrai pour Hachette et Gallimard mais pas pour la majorité des maisons d'édition.

 

 

Sur ce je retourne bosser, fort de deux nouveaux objectifs. A court terme : vendre 30 000 exemplaires d'un bouquin ; et à long terme : fidéliser un lectorat.

 

Bon ben c'est pas gagné...

 

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:45

Constat actuel : je suis en train de devenir un accroc de Facebook. Certes, je ne suis pas le seul, ça me rassure. Mais du coup, je me suis posé la question du pourquoi et, vu le nombre d'auteurs, d'éditeurs ou de critiques qui utilisent ce réseau pour tout un tas de chose, je me permets d'en parler rapidement ici.

J'ai commencé mon expérience en décembre 2007, a une époque (houlà, je parle comme un vieux...) où le réseau n'était disponible qu'en anglais. Du coup, peu de monde le fréquentait ou, en tous cas, très peu de jeunes. Je me rappelle d'articles lus dans la presse à ce moment là qui voyaient facebook comme le réseau privilégié des 25/35 ans. Ben ça a changé tiens !

Enfin bref.

C'est mon pote Gwenn qui m'a branché là-dessus (et un petit lien en passant, il est classe son nouveau site, non ?). Au début, je me suis dit que c'était vachement sympa pour garder le contact avec des connaissances habitant loin ou perdue de vue. Et puisconcernant le pote de la rue d'à côté, ben je me disais que ça ne servait à rien, plutôt aller boire un café chez lui tant qu'à faire. En conséquence, j'y ai mis une paire (oups, désolé pour le patois marnais, on ne se refait pas...) d'infos pour les potes de loin et puisj'ai raconté quelques conneries. J'avais mis des photos aussi, que j'ai pour la plupart enlevées aujourd'hui.

Et puis voilà - patatra ! - on est désormais en 2010 et facebook est devenu le premier site que je consulte en me branchant sur internet. Il vient avant ma boîte mail (impensable il y a quelques années), avant les sites d'infos, avant les forums SFFF etc.

Pourquoi ?

Et bien parce que après quelques années d'existence, la majorité des utilisateurs commence à utiliser les incroyables possibilités de ce réseau (ou des réseaux en général ? Probablement.) et toutes les informations que j'allais chercher une à une en avalant mon café se retrouvent soudain rassemblées au même endroit. Par exemple, je suis "ami" ou "fan" de la plupart des sites d'information SF et, en conséquence, toutes leurs nouveautés apparaissent sur mon profil. Du coup, je ne les visite tout simplement plus au petit bonheur la chance comme je le faisais avant.

Ensuite il y a les potes. Comme je n'ai pas pour but sur facebookde faire ma pub auprès du plus grand nombre possible d'amis virtuels ou tout bêtement de faire le concours du plus grand nombre de copains, je refuse systématiquement les demandes de gens que je ne connais pas réellement. A quelques rares exceptions près, ma liste d'amis se résume à des gens que j'ai rencontrés et avec qui j'ai discuté (ou bu un coup ou les deux). Parenthèse : ne le prenez donc pas mal si je vous refuse, même si on a des potes en commun, c'est comme ça. Et tous ces gens, avatars virtuels de mes amis réels, possèdent chacun des affinités avec moi et, concrètement, partagent sur facebook des liens sur des sujets qui m'intéressent. En conséquence encore une fois, je n'épluche presque plus les sites d'infos. Presque tout ce qui est susceptible de m'intéresser me parvient via facebook. Et pour reprendre l'exemple de tout à l'heure : au lieu de visiter ma quinzaines de sites en buvant mon café du matin, je n'en consulte plus qu'un. Amazing, non ? Enfin moi je trouve ça bien pratique.

Un truc aussi concernant les "events". J'ai pris l'habitude de répondre systématiquement "maybe" lorsque l'événement en question se produit dans un endroit où je peux me rendre selon la date. Comme facebook me rappelle judicieusement ces événements quelques jours avant qu'ils ne surviennent, il m'est ainsi arrivé plusieurs fois d'assister à des concerts que j'aurais tout simplement oubliés en temps normal.

Alors certes, demeurent des tas de défauts à ce réseau, ou plutôt de choses agaçantes. Il y a le côté étalage de vie privée par exemple, que l'on peut évacuer en suivant quelques précautions. Je suis d'ailleurs assez effrayé en constatant ce que les plus jeunes peuvent mettre en ligne, ce côté voyeurisme partagé auquel tout un chacun participe avec une certaine fierté. Mais il paraît que c'est dû au fossé générationnel : nous les vieux appliquons encore une certaine réserve alors que la jeunesse s'exhibe... Et puis il y a aussi ces groupes qui servent plutôt à communiquer sur la personnalité des utilisateurs qu'à une véritable action. Pour prendre un exemple récent, le "No Sarkozy Day" rassemblait près de 400 000 personnes sur facebook alors que seules 5 à 10 000 se sont concrètement déplacées le jour J. Ca me rappelle furieusement "Revolution.com"de No One is Innocent...

Et pour terminer avec un peu de pub (quand même !), j'ai créé une fan page sur mon périple tarzanesque, fichtrement pratique pour communiquer rapidement et simplement aux personnes intéressées.

En passant, le bouquin est programmé pour la rentrée littéraire.

Internet is watching you.

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