Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

C'est Quoi Ce Blog ?

  • : Sanahultivers
  • Sanahultivers
  • : Les infos sur mon activité d'écrivain, ma façon de bosser (pas forcément un exemple à suivre), les trucs qui m'énervent, ceux qui me font plaisir, mes humeurs etc.
  • Contact

'tain, C'est Où ?

Me contacter ?

Facile : il vous suffit de remplacer l'onomatopée aléatoire par le bon signe typographique :

sanahujas19(splotch !)yahoo.fr

Archives

Twitter

Pour suivre mon actu via twitter, c'est ici que ça se passe.

20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 11:10

Nereliath.jpg"Nereliath"

Éditions Asgard - coll. "Reflets d'ailleurs"

Janvier 2011

Grand format - 330 pages

Couverture de Alödâh

18,50€

 

"Nereliath" est un roman de Fantasy relatant les aventures de Karn, un aventurier picaresque et remuant qui partage un gros défaut avec pas mal d'entre nous, ce que les Anglo-Saxons ont appelé "quarter-life crisis" : il ne sait pas trop ce qu'il veut. Si vous suivez ce blog et que vous me connaissez un peu, vous vous doutez certainement que ce roman lorgne plus du côté de Robert E. Howard, Fritz Leiber ou encore Clarck Ashton Smith que du côté de Tolkien ou de David Eddings. En effet, l'action se déroule dans un univers très proche de notre époque médiévale, avec une présence très discrète de la magie, un poil plus du fantastique, et qui voit des hommes somme toute assez normaux se dépêtrant dans la rudesse d'une époque pas franchement confortable et présentant déjà à elle seule son lot de dangers.

 

Parlons un peu de l'histoire... Le roman s'ouvre sur une scène de bataille navale (ai-je oublié de dire que ça parlait pas mal de pirates ?) et nous découvrons Karn en clandestin fuyant le continent, prenant part à la défense du navire sur lequel il s'est réfugié contre une bande de pirates sanguinaires juste avant que n'entre en scène une bande de monstres marins issus des légendes les plus obscures des hautes mers. Plus tard, alors que Karn s'est intégré dans un équipage de pirates, il apprend que la moitié des royaumes du monde connu lancent des expéditions dans la région, cherchant tous à retrouver le site de l'attaque des monstres, lequel servirait de point de départ à une piste menant vers des richesses insoupçonnées. Sur fond de mystère et d'inconnu (qu'y a-t-il réellement au bout de cette route ?), c'est une vaste course au trésor qui démarre et... ben je vais m'arrêter là sinon je déflorerais mon petit dernier.

 

D'un point de vue personnel, c'est une publication qui me réjouit particulièrement. En effet, lorsque j'ai commencé à écrire il y a maintenant plus de quinze ans, c'était pour raconter les histoires de ce satané Karn, justement. Alors, rassurez-vous, ce ne sont pas mes calamiteux écrits de débutant que renferme ce bouquin : les nouvelles de cette époque sont soigneusement rangées dans des cartons et, comme je n'ose même pas les relire, je me garderai bien de les ressortir en vue de publication. Le personnage a évolué depuis, bien entendu, mais il n'en demeure pas moins celui par lequel je me suis lancé dans le bain de l'écriture...

 

Au niveau de la forme, c'est du pur roman d'action et de divertissement : je commence directement par de l'action, puis j'explique le monde, le contexte et le background des personnages par petites touches successives réparties sur l'ensemble du texte. Ça me permet de me concentrer sur l'action et les questionnements sans que le texte ne souffre de trop de longueurs et la suite est simple : enchaînement de questionnements et de réponses qui se chevauchent, suspense... et baston ! Pour rentrer un peu plus avant dans les détails, j'ai utilisé plusieurs points de vue. L'histoire principale est transmise par les yeux de Karn mais sans la première personne et sans savoir ce qui se passe dans sa tête (point de vue du personnage, donc). Parallèlement, j'ai placé une petite dizaine d'interludes rédigés cette fois par le biais du narrateur omniscient : on y découvre d'autres acteurs de l'histoire et cela permet d'enrichir la trame tout en posant de nouvelles questions. Si le sujet des points de vue vous intéresse, j'en parle là.

 

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire le premier chapitre ici (en .pdf).

 

Ainsi qu'une première critique là.

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans Mes bouquins
commenter cet article
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 21:12

Invit-Nereliath

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans News
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:17

SimonWEB-copie-1.jpgLa semaine dernière, Emmanuel Beiramar (le rédacteur en chef de fantasy.fr) a publié un article reprenant mon actualité et mes différents projets.

 

C'est ici. 

 

Vous y trouverez, entre autres, la couverture de mon prochain bouquin.

 

Et amusez-vous bien sous la neige !

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans News
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:49

Anthologie--Arcanes-copie-1.jpg"L'Empereur Saint Nicolas"

in Arcanes (anthologie dirigée par Fabien Lyraud) - éditions voy'[el]

novembre 2010

grand format - 385 pages

couverture de Thierry Cardinet

23 €

 

L'idée de cette anthologie était de confier à chacun des auteurs invités l'une des arcanes du tarot de Marseille, avec la consigne de la développer sur une courte nouvelle de science-fantasy. Au sommaire, on retrouve ainsi, dans l'ordre d'apparition : Eris + Sandman, Timothée Rey, Corinne Guitteaud, Cécile Duquenne, ma gueule, Nicolas Cluzeau, Pierre Bordage, Jean-Luc Théodora, Jean Millemann, Sébastien Clarac, C. et R. Belmas, Jean-Pierre Fontana, Don Lorenjy, Jess Kaan, Jean-Michel Calvez, Jérôme Noirez, Mathieu Gaborit, Antoine Lencou, Philippe Halvick, Olivier Gechter et Thomas Geha.

 

De mon côté, j'ai récupéré "l'empereur", une arcane associant les idées de pouvoir et de possession, de stabilité et de conservatisme, entre autres. Pour l'utiliser, je me suis inspiré d'un certain personnage de la scène politique française actuelle, que j'ai projeté un millier d'années dans le futur. L'Europe est alors un empire vaguement inspiré de celui de Charlemagne (la majeure partie du texte se déroule d'ailleurs à Aix-la-Chapelle) qui s'étend de l'Oural au Sahara. On y découvre un régime totalitaire et de droit divin, avec cet empereur intemporel qui aurait trouvé le moyen de vivre éternellement et qui passe son temps à opprimer peuples et embryons de révolte pour conserver son trône.

 

Concernant l'écriture en elle-même, j'ai utilisé une technique alors nouvelle pour moi - la narration au présent - car je voulais donner au lecteur une impression renforcée de réalisme. Cela fonctionne plutôt bien d'ailleurs, puisque le présent permet de plonger le lecteur au coeur des événements en impliquant une proximité que permet beaucoup moins l'imparfait.

 

Autre anecdote d'écriture : je me suis lourdement planté dans la taille du texte. Durant la rédaction, j'ai complètement oublié qu'on m'avait demandé un texte de 30 000 signes et ma première version atteignait les 47 000... J'ai quand même tenté le coup, on ne sait jamais, et suite au refus de l'anthologiste (sur la longueur, le texte lui plaisait), j'ai entrepris de trancher dans le vif. La première étape a été, je pense, assez salvatrice : j'ai relu mon texte en me posant cette question "qu'est-ce qui n'est pas forcément utile à la compréhension globale de ce truc ?"Passée cette démarche, je me suis retrouvé avec une nouvelle de 41 000 signes je crois, une nouvelle fois écartée par l'anthologiste. Là la tâche s'est révélée plus ardue. J'ai commencé par épurer le style au maximum (ce qui m'a finalement plu puisqu'on arrive à un style assez lissé et froid, renforcé par l'utilisation du présent, qui correspondait pas mal au sujet), et puis j'ai tranché dans un développement peut-être un peu long sur la théorie du dessein intelligent (doctrine adoptée par le saint empire européen). Finalement, le texte a été accepté à 38 000 signes je crois. Mais la démarche m'a appris pas mal de choses, notamment avec l'écartement de tout un tas de petites digressions qui peuvent finalement nuire à l'efficacité du texte. Le résultat est peut-être un peu brutal, mais cadre avec son contenu et la froideur du personnage principal, donc j'en suis plutôt content... Ceci dit, j'ai évidemment gardé mes premières versions et, qui sait, peut-être l'une d'entre elles ressortira-t-elle dans les années à venir.

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans Mes bouquins
commenter cet article
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 11:13

Simon_6-copie-2.jpgEt voilà : il y a quelques jours j'ai mis le mot "Fin" à la fin (justement) de mon manuscrit. La chose pèse un million cent mille signes et me fait peur : c'est plus de deux fois plus que le plus gros des romans que j'ai jamais écris... Cela étant, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un moment de pure jouissance. Je l'avais commencé en février 2009 soit vingt mois passés à le voir se développer sous mes doigts, juste entrecoupés des cinq ou six mois que m'ont pris "Sur la piste de Tarzan". Du coup j'ai payé un coup de champagne à quelques potes qui se trouvaient dans le coin, dont un ami bêta-lecteur qui a donc eu un avant goût de la chose qui allait lui arriver dans les mains d'ici quelques temps.

 

En conséquence, me voilà désormais plongé jusqu'au cou dans les relectures. Normalement je laisse passer un peu de temps, histoire de m'aérer la tête mais, aujourd'hui, je ressens comme une impression d'urgence et j'ai donc réattaqué directement. Je ne me l'explique pas mais je pense qu'il faut savoir suivre ses impulsions parfois... Première surprise, et de taille : je ne corrige presque rien. Mis à part des corrections et ajouts dans l'histoire en elle-même, je découvre des phrases qui sonnent, très peu de répétitions ou de problème de syntaxe et il m'est même arrivé plus d'une fois de ne rien changer sur une page entière... Ceci dit, la charge de travail n'en demeure pas moins énorme. Le tapuscrit fait ses 600 pages et il me reste plusieurs grosses étapes à effectuer : une relecture du début qui nécessite une révision un peu plus poussée (les 200 premières pages disons), puis une réorganisation dans la construction des chapitres ainsi qu'une ultime relecture pour vérifier que tout colle avant de l'envoyer à ces sadiques de bêta-lecteurs. Si vous avez louper l'article, j'évoque le sujet des corrections ici même.

 

Enfin, je viens de signer pour un roman à paraître en janvier 2010 et qui inaugurera lacollection "Rêves d'ailleurs" des toute nouvelles éditions Asgard. Et ce sera une nouveauté également pour moi puisqu'il s'agira de mon premier roman de fantasy. Cette future publication me tient particulièrement à coeur puisque, lorsque j'ai commencé à écrire il y a 16 ou 17 ans, il s'agissait justement de fantasy. Plus important encore à mes yeux : ce roman vous fera découvrir Karn, le héros picaresque dont je racontais déjà les aventures adolescent. Ceci dit, rassurez-vous : les textes de cette époque ne sont pas prêts de sortir de leur tiroir et le roman en question est beaucoup plus récent...

 

Beaucoup d'achèvements à divers niveaux en cette époque de rentrée plutôt houleuse, ce qui n'est pas pour me déplaire (oui oui : je parle à la fois de mes concrétisations personnelles et des mouvements sociaux qui semblent vouloir montrer que le peuple français n'a pas complètement succombé à l'hypnotisme soporifique de notre estimé président :-).

 

Et à partir de demain, une exposition reprenant des clichés issus de "Sur la piste de Tarzan" et de "Conan le Texan" (ainsi que tout un tas d'objets en rapport (cartes, bouquins, slip etc.) sera visible à la médiathèque Croix-Rouge de Reims, 19 rue Jean-Louis Debar, et ce jusqu'au 29 décembre.

 

Un grand merci à mon pote Brice en passant, photographe de son état, qui m'a offert une petite séance photo (voir en haut de cette page et sur le côté gauche) pour que j'arrête d'envoyer n'importe quoi aux sites et journalistes me demandant des portraits... Promo copain : Brice bosse en ce moment sur une expo interactive tournant autour de la catastrophe de Tchernobyl. Il a visité le site plusieurs fois et vous pouvez retrouver ce beau projet en cliquant là. 

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans News
commenter cet article
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:48

En ces instants de mouvements sociaux, il me fallait bien finir par aborder le sujet qui secoue la scène politique et l'ensemble des Français depuis maintenant presque quatre mois : la réforme des retraites. Ceux qui me connaissent savent que je n'éprouve guère d'amour pour notre actuel président de la république. J'ai répondu à l'appel d'Alain Damasio durant l'entre-deux tours des dernières élections présidentielles et mon texte a été repris dans l'anthologie qui a suivi : "Appel d'air". J'ai suivi volontiers l'ami Roland Wagner lorsqu'il a rédigé un texte contre la loi Hadopi, texte brièvement lu d'ailleurs a l'assemblée nationale sans pourtant peser véritablement dans le débat (?). Et le texte qui sortira le mois prochain dans l'anthologie "Arcanes" tourne encore autour de cet homme qui dirige actuellement la France et qui, disons le simplement, me fait peur par bien des aspects.

 

Bref, venons-en au coeur du sujet.

 

La réforme des retraites est motivée par un problème que je ne réfute pas : un trou dans les caisses nécessaires à payer nos (?) retraites.

 

Bien.

 

Ensuite, elle se base sur une idée avec laquelle je suis un peu moins d'accord : l'espérance de vie s'allongeant, la qualité de nos vieux jours s'améliorant, nous pouvons travailler plus longtemps. Je passe de suite sur les thèses écolo qui soutiennent l'idée que, avec la merde qu'on avale depuis les années 70', la pollution et compagnie, les records de longévité détenus par des personnes nées au début du vingtième siècle (et qui ont donc manger et respirer sainement pendant la moitié de leur vie au moins), risquent de diminuer considérablement. Je travaille depuis l'âge de 18 ans et, dans mon entourage comme dans mes différentes occupations salariées, je suis parvenu à un constat : certes les "anciens" sont encore en état de travailler mais, dans les faits et pour la majorité d'entre eux, ce n'est plus vraiment le cas. En effet, il ne faut pas oublié l'aspect psychologique du travail et, après avoir passé 35 ans dans un service, raz-le-bol et lassitude apparaissent pour impacter énormément la productivité des gens concernés. Au-delà de ça, si vous connaissez des personnes âgées de 50 ans et plus qui se sont retrouvées malencontreusement sur le marché du travail, vous savez comme moi qu'elles ont bien du mal à en retrouver. Et je ne pense pas que la raison en incombe directement aux diplômes sachant que l'expérience professionnelle de vingt années dans un domaine particulier vaut bien un bac+5. Non : si les employeurs ont des réticences à embaucher des gens en fin de cotisations, c'est qu'ils savent ne pas trouver chez eux le rendement et la motivation qu'ils pourronttrouver chez quelqu'un de plus jeune.

 

Premier gros problème de jugement à mon avis de la part de notre gouvernement. Concrètement : une mauvaise solution à un problème donné.

 

Mais le plus grand problème à mon sens, celui qui me fait m'opposer de manière complète à cette réforme, ce sont les dommages collatéraux qu'elle va engendrer. En effet, l'un des plus gros soucis de la France à l'heure actuelle réside dans son taux exceptionnel de chômage, taux qui, malgré les magouilles de l'Insee relatives au comptage il y a quelques années, n'arrête pas d'augmenter. Et que pensez-vous qu'il se passera si nous obligeons la part active de la population à travailler deux ans de plus ?

 

Elle est compliquée cette question ?

 

Mes connaissances en économie et en politique ne sont pas grandes, loin de là, et j'imagine surtout qu'elles doivent être bien moins importantes que celles de nos dirigeants (enfin je l'espère !). Par contre je sais compter, bêtement, et nous avons affaire là à de l'arithmétique niveau, allez disons 5ème. Ce qui m'amène à me demander si nos dirigeants savent compter, eux.

 

Ben oui : si vous demandez aux gens de bosser deux ans de plus et que vous n'augmentez pas la quantité de travail disponible, ça va boucher de l'autre côté : au niveau des jeunes qui se lancent sur le marché du travail. Sans parler des chômeurs de tous âges qui auront d'autant plus de difficultés à retrouver du boulot. Et au final, l'argent que l'on gagnera (peut-être) sur les caisses destinées aux retraites, on le perdra de l'autre côté de la balance, dans le gouffre du chômage. Et je ne parle même pas de l'aspect social qui va agrandir la brèche entre deux tranches de populations : ceux qui ont un boulot et donc des sous et ceux qui n'ont ni l'un ni l'autre.

 

Personnellement, ce n'est pas la France dont je rêve.

 

Quant à la grève et aux blocages qui agitent l'hexagone, ils n'ont qu'un responsable. Lorsque j'entends des automobilistes grogner (surtout sur TF1) en gueulant à la prise d'otage, j'ai envie de leur expliquer qu'ils se trompent de cible. En France, une personne peut tout arrêter en un mot. Cette personne, il s'agit du président de la république, et ce mot, c'est "référendum".

 

Ben oui.

 

La rue n'est pas là pour dicter la politique d'un pays. Peut-être y a-t-il effectivement une majorité de gens qui se trouvent très heureux de cette réforme. Mais comme celle-ci n'était pas au programme de campagne du président que nous avons élu (pas moi, hein... mais je suis Français et la France l'a élu, donc...), il n'a aucune légitimité à la mettre en oeuvre. Il faut donc en passer par la case référendum.

 

Après, peut-être verrons-nous cette réforme à mon humble avis inconsciente et irresponsable s'appliquer, mais au moins aurons-nous l'impression de toujours vivre en démocratie.

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans Billets d'humeur
commenter cet article
5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 08:42

Voilà une rentrée qui part sur les chapeaux de roue... Après une année 2009 qui, pour moi, fut marquée par un nombre de publications avoisinant le néant, voilà que plusieurs se profilent à l'horizon. Passé "Sur la piste de Tarzan" sorti officiellement le 27 août, reprenons le tout dans l'ordre :

 

arcanes couvJe commence par l'imminente publication de "Arcanes", une anthologie dirigée par Fabien Lyraud et Corinne Guitteaud qui paraîtra en novembre prochain aux éditions Voy'el. Le principe en est plutôt original, et intéressant à mon avis. L'idée était de contacter 21 auteurs et de leur attribuer à chacun l'une des arcanes du jeu de tarot avec la consigne, en se basant sur les thématiques et la symbolique de leurs arcanes respectives, de camper une nouvelle de science-fantasy la mettant en scène. J'ai récolté l'empereur et je me suis vraiment bien amusé avec ce texte, j'en reparlerai lorsque ce sera disponible.

 

En attendant, Voy'el lance une souscription valable à partir de maintenant et ce jusqu'au 30 octobre. Je vais me répéter (j'en ai déjà parlé ici et ) mais les souscriptions sont d'une importance vitale pour ce genre de petits éditeurs. Non seulement cela leur permet de récupérer une certaine somme d'argent avant de payer l'imprimeur mais en outre un éditeur récupère bien plus que sa marge habituelle sur la vente par correspondance puisqu'il s'épargne les pourcentages revenant au circuit libraire/diffuseur/distributeur.

 

A part ça le bébé pèsera ses 392 pages, coûtera 23€ (frais de port offerts lors de la souscription) et rassemblera les auteurs suivant : Eris + Sandman, Timothée Rey, Corinne Guitteaud, Cécile Duquenne, Nicolas Cluzeau, Pierre Bordage, Jean-Luc Théodora, Jean Millemann, Sébastien Clarac, C. et R. Belmas, Jean-Pierre Fontana, Don Lorenjy, Jess Kaan, Jean-Michel Calvez, Jérôme Noirez, Mathieu Gaborit, Antoine Lencou, Philippe Halvick, Olivier Gechter, Thomas Geha, et votre serviteur.

 

Toutes les infos sur le site des éditions Voy'el. Ah et puis on me souffle dans l'oreille qu'il y a un cadeau pour les souscripteurs...

 

Ensuite, le 20 octobre, il y aura la sortie du Bifrost n°60, spécial vampire, qui comportera un article de ma plume au sujet... des vampires, eh ouais ! Plus sérieusement, il s'agit d'une approche scientifique du mythe revenant sur plusieurs maladies étranges qui pourraient expliquer une partie du sujet. C'est la première fois que je publie un truc dans Bifrost donc je suis content car, quoi qu'ils ne soient pas forcément très appréciés dans le milieu, moi je les trouve sympas.

 

Enfin, janvier 2011 devrait voir la publication d'un nouveau roman. Je vous dis tout dès que ce sera acté dans les règles de l'art.

 

Ah et puis y'a eu ça, publié dans le numéro d'octobre de Reflets Actuels, un portrait sous forme d'interview qui me fait rire (surtout ma réponse à la question 24, qui est véridique d'ailleurs, je tiens à le souligner, c'est juste que je ne me rappelais pas leur avoir dit ça...) donc je vous le mets en prime :

 

 Interview-Reflets-actuels

 

Pour finir, je ferai un saut à Paris le samedi 30 octobre, à l'occasion des 5ème Rencontres Howardiennes. Si le sujet vous intéresse ou que vous vouliez simplement boire une mousse et discuter écriture, toutes les informations sont ici sur le site des Chroniques Némédiennes.

 

Et une bonne rentrée

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans News
commenter cet article
8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:33

Une fois n'est pas coutume, je me permets de reprendre un article découvert ce matin sur la toile et publié originellement dans Le Monde d'hier. Celui-ci s'iontéresse aux revenus des écrivains en proposant de nombreux chiffres et, point qui m'a intéressé, il évoque un principe pour lequel, si j'en ai déjà de nombreuses fois discuté avec des professionnels du milieu, je n'avais jamais trouvé de terme approprié : la "best-sellarisation du marche". Entendez par là cet écart qui se creuse un peu plus chaque jour entre des écrivains à succès vendant toujours plus et des auteurs qui, si dans les années 80' réussissaient à s'en tirer à peu près, ne dépassent guère aujourd'hui les quelques centaines de ventes.

 

Le tout se retrouve ici, repris sur le blog d'Alain BRON.

 

NB : J'émets en revanche une petite réserve quant aux chiffres cités en fin d'article.

 

Les pourcentages de droits d'auteur exprimés en Euros représentent une fourchette s'étendant de 8,5 à 12,7%. J'avais lu un truc là-dessus quelque part selon lequel des droits supérieurs à 12% ne se produisent que dans les cas très rares d'auteurs à succès bien établis négociant avec leur maison d'édition.

 

Les parts du distributeur et du diffuseur me semblent assez restreintes. Quant à l'affirmation qui est faite que l'éditeur se trouve très souvent être également diffuseur et distributeur, je trouve cela assez osé. C'est certainement vrai pour Hachette et Gallimard mais pas pour la majorité des maisons d'édition.

 

 

Sur ce je retourne bosser, fort de deux nouveaux objectifs. A court terme : vendre 30 000 exemplaires d'un bouquin ; et à long terme : fidéliser un lectorat.

 

Bon ben c'est pas gagné...

 

 

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans Billets d'humeur
commenter cet article
27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 09:41

CouvTarzanWEB.jpg"Sur la piste de Tarzan"

avec Gwenn Dubourthoumieu

Les Moutons électriques - Coll. "Bibliothèque Rouge - hors-série"

27 Août 2010

Cartonné avec jaquette - 80 pages couleurs

Couverture de Gwenn Dubourthoumieu

19€

 

Lorsque j'ai commencé la rédaction de ce blog, il y a un peu plus d'un an maintenant, et que je vous présentais "Conan le Texan", le premier volume de cette série de voyages entre héros imaginaires et territoires réels, je commençais par évoquer ma déception. En effet, à cause de son impression à la demande, "Conan le Texan" atteignait le tarif exhorbitant de 50€. Mais aujourd'hui, grâce au soutien des Moutons électriques, nous avons pu pallier à ce désavantage et, grâce à un tirage de 2000 exemplaires, le prix de "Sur la piste de Tarzan" passe à 19€. Personnellement fort attaché au prix des livres, je m'en réjouis cette fois. Et, cerise sur le gâteau, le résultat est même encore plus beau que pour le Conan : jaquette plus grande et de meilleure qualité, papier à la main bien plus agréable et une reproduction des photographies d'un excellent niveau.

 

Bref, passons sur ces détails pour vous présenter cet autre ovni entre récit de voyage et investigation sur le fameux personnage d'Edgard Rice Burroughs et ce pays bien moins connu qu'est le Gabon. Comme pour "Conan le Texan", l'idée fut d'allier des recherches autour d'un personnage fictif à la découverte d'un territoire réel. Mais, si pour le premier nous recherchions les lieux et les contextes qui inspirèrent Robert E. Howard pour la création de Conan et de son univers, cette fois nous avons abordé le projet sous un angle différent. Sachant qu'Edgar Rice Burroughs n'avait jamais mis un pied en Afrique et disait tenir son histoire d'un ami, lequel la lui avait présentée comme véridique, nous sommes partis au Gabon pour rechercher les lieux des aventures de Tarzan afin de voir si cette légende pouvait effectivement avoir été réelle.

 

Nous avons commencé par relire les aventures de Tarzan avant, face à l'amplitude de ces vingt et quelques récits, de nous concentrer sur les deux premiers, lesquels reprennent les bases du mythe telles que tout le monde les connaît : sa jeunesse, sa première rencontre avec des civilisés ainsi qu'avec Jane et son voyage pour quitter sa forêt natale et retrouver la belle Américaine. Ensuite, nous nous sommes penchés sur la géo-politique de l'Afrique centrale, nous avons interrogé plusieurs spécialistes avant de nous persuader que ces premières aventures de Tarzan avaient eu lieu au Gabon et non pas au Congo comme le veut une tradition dont la source m'échappe encore aujourd'hui. Suite à cela, nous avons défini une série de lieux à retrouver (la plage natale, cette mission catholique où il fait escale, le port depuis lequel il quitte l'Afrique etc.) associés à une série de thèmes (les grands singes, la magie africaine etc.) et nous sommes partis sur place.

 

Et ce bouquin retrace tout simplement l'ensemble de cette enquête qui dura 33 jours pendant l'été 2009. D'un point de vue littéraire, "Sur la piste de Tarzan" s'éloigne également de son prédécesseur. En effet, ayant tenu un blog journalier sur Libération.fr au fil de ce voyage, nous ne pouvions décemment pas reprendre dans ce livre le même type de récit. Même en retravaillant les textes et en les développant, cela aurait finalement abouti à une redite du blog. J'ai donc choisi un angle d'attaque séparé en chapitres thématiques. Chacun de ces chapitres reprend un aspect de notre voyage : soit un thème tarzanesque (plage, grands singes etc.) soit une facette du Gabon au 21ème siècle (difficulté des trajets, art culinaire etc.). Cela m'a permis de concentrer toutes les informations liées à un sujet au même endroit tout en les développant, en les resituant dans leur contexte littéraire et également en ajoutant tout un tas de détails et d'anecdotes que je n'avais pas eu loisir de caser dans le blog.

 

Au final, "Sur la piste de Tarzan" c'est un long mois rock'n roll et déjanté, paumé dans les coins les plus improbables d'un pays oublié des touristes, de lagunes en forêts et de missions perdues en plages désertes.

 

Habituellement, je finis les articles de cette catégorie en donnant quelques critiques de presse. Pour l'instant je n'ai que ça sous la main, j'en rajouterai au fil du temps. Et en attendant, ça vous dit un petit voyage au Gabon ?

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans Mes bouquins
commenter cet article
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 17:13

RabatWEBVoilà deux petites semaines, je découvrais enfin le résultat de ces 33 jours de pérégrinations gabonaises et des mois de travail qui s'en suivirent. Livré bien en avance par l'imprimeur, "Sur la piste de Tarzan" atterrissait enfin entre mes mains impatientes. La découverte physique d'un nouveau bouquin est toujours un intense moment d'émotion. On l'observe sous toutes ses coutures, on l'ouvre, on le retourne, on y pioche quelques passages avec l'appréhension d'y trouver une coquille rebelle etc. Et là, j'avoue avec un plaisir certain que l'objet dépasse de loin mes espérances. En effet, j'avais dans la tête le déjà joli résultat de "Conan le Texan" qui, malgré son bel aspect, doit désormais s'incliner devant le second de cette série de voyages atypiques sur les traces de personnages picaresques issus de la littérature populaire. La qualité du papier ainsi que son touché se révèlent bien supérieurs, le rendu des photographies s'avère parfait, et la couverture ainsi que ses rabats de toute beauté.

 

En un mot comme en cent, j'en suis fort heureux.

 

Cerise sur le gâteau, ce bouquin a déjà remporté un record : celui de la meilleure "Vente par Correspondance" d'un ouvrage des Moutons Electriques :-).

 

Officiellement, il sera disponible en librairie à partir du 27 août. Pour célébrer cette sortie, une exposition aura lieu à Lyon dans la galerie "Bleux et Originaux", à laquelle je me rendrai en compagnie de mon collaborateur Gwenn Dubourthoumieu, de l'éditeur André-François Ruaud et du maquettiste Sébastien Hayez qui nous a encore une fois délivré un travail remarquable. Si vous voulez vous joindre à nous, vous trouverez toutes les informations nécessaires dans le carton ci-dessous :

Invitation-vernissage--Sur-la-Piste-de-Tarzan-.jpg 

Et pour les non Lyonnais, vous pourrez retrouver Gwenn à la Fnac de Perpignan le samedi 4 septembre où il sera en dédicace. L'exposition sera également montrée dans d'autres lieux par la suite, et je vous en tiendrai évidemment informés.

 

SingeWEB.jpg

Repost 0
Published by Simon Sanahujas - dans News
commenter cet article