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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:10

Dans "Nereliath", j'ai fait quelque chose que je n'avais jamais fait dans aucun autre de mes textes. Au début de ce blog, je vous parlais de ma manière de construire mes personnages, et je disais notamment qu'il m'arrivait très régulièrement de reprendre des morceaux de personnalité de gens que j'ai pu côtoyer pour camper ces personnages, voire d'en mélanger plusieurs.

 

Ali-Kupi.jpgMais dans "Nereliath", il existe un personnage qui est à 90% tiré d'un homme que j'ai rencontré, un pêcheur kenyan avec qui j'ai passé une courte semaine à écumer les mers et les îles désertes de la côte africaine : Ali Kupi

 

Récemment, un ami qui avait partagé cette expérience avec moi m'a appris son décès. J'avais fait d'Ali Kupi l'un des plus grands marins de son île, celui que j'ai connu est mort noyé lorsque son petit boutre s'est retourné, victime d'un caprice de l'océan indien. Cette disparition m'a particulièrement touchée et j'ai mis pas mal de temps avant de rédiger ce billet. C'est bien peu de chose, mais il m'est immédiatement apparu comme évident que je devais lui dédicacer la suite de "Nereliath".

 

A ta joie de vivre Ali, à ta simplicité et à ces jours mémorables passés en ta compagnie.

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Published by Simon Sanahujas - dans Billets d'humeur
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 09:23

Aux origines de ce blog, je vous avals proposé un petit article sur les différences entre l'écriture au stylo et celle à l'ordinateur, indiquant ma préférence pour la première.

 

J'y reviens brièvement car je suis récemment tombé sur le compte-rendu d'une étude proposée par des chercheurs Norvégiens et Français, qui met en avant l'importance de l'écriture au stylo, notamment dans le développement des capacités intellectuelles chez l'enfant. Vous en trouverez un résumé ici (en anglais).

 

Ordi.jpg

 

Au-delà de l'intérêt pour le développement de l'enfant, l'article mais en avant les différences fondamentales qui existent entre ces deux moyens dans l'organisation des pensées préalables à l'écriture. C'est un facteur que j'avais complètement omis dans mon article, ne présentant que les avantages et désavantages superficiels entre les deux techniques, mais je comprends désormais la véritable origine de ma préférence.

 

Cela tient à l'organisation des idées.

 

Le fait d'écrire au stylo implique une préparation plus complexe, un appel à des ressources différentes (prise en main de l'outil, formation des lettres, positionnement sur la page etc.) sans oublier un élément majeur que je n'avais fait qu'effleurer alors qu'il apparaît comme fondamental : écrire au stylo nécessite une main tandis que l'ordinateur en exige deux (enfin, pour écrire rapidement en tout cas). Je le constate tous les jours (notamment par ces articles que j'écris directement à l'ordi et mes textes que je rédige sur papier) : ma préparation est radicalement différente entre ces deux techniques. Avant je trouvais juste agréabble de saisir mon stylo et trouvais ce moment particulièrement propice à l'organisation de ce que j'allais coucher sur le papier ; maintenant je comprends mieux d'où provient ce sentiment. Par exemple, le fait de ne pouvoir trop rayer sur le papier (au risque de se retrouver face à un bordel complètement illisible), impose de penser l'ensemble de sa phrase en amont ; alors qu'avec l'ordinateur, il est souvent tentant de commencer une phrase sans la visualiser globalement, encouragé en cela par l'outil de suppression.

 

Fascinant, non ?

 

En cadeau bonus, une photo de mon stylo préféré. C'est un peu cher mais il vaut largement le coût de son investissement :

 

Stylo.jpg

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Published by Simon Sanahujas - dans (mes) techniques d'écriture
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 12:45

Petite info en passant : "Suleyman" fera son retour en librairie dans le courant de l'automne. Il y débarquera en format poche ce qui, étant donné ma position par rapport au prix du livre, me fait diantrement plaisir.

 

J'ai profité de cette réédition pour le réécrire et le remanier complètement. Et là, ça fait mal. Relire un texte datant de quelques années est, pour tout auteur, une épreuve (sentiment confirmé par plusieurs amis écrivains avec qui j'ai pu évoquer la chose durant les Imaginales). Et pour "Suleyman", ça l'est d'autant plus qu'il s'agit de mon premier roman écrit et publié. Vous ne pouvez imaginer le sentiment d'horreur qui m'a frappé au détour de certaines pages : des scènes mal construites, des dialogues tout mous, un style inégal (sauf pour les bastons, étonnamment, mais c'est vraiment le plus facile à écrire, les bastons...).

 

Et cela me frustre d'autant plus que, à chaque fois que je publie un nouveau livre, les ventes de "Suleyman" remontent. Comme si les lecteurs me découvraient via ma nouvelle publication et se disait : "Tiens, je vais commencer par son premier roman".

 

Arrêtez-ça tout de suite !

 

Ou attendez au moins cette réédition corrigée...

 

Conséquence de tout cela, saisid'un terrible doute, je suis retourné lire sa suite - "L'Emprise des rêves". Grossoulagement : c'est beaucoup mieux, et ça tient la route ! Alors si vous voulez absolument lire un de mes premiers romans, choisissez donc celui-là. Non seulement il se lie indépendamment du premier, mais il est vachement mieux foutu.

 

Sinon pour parler écriture, ce vieux bébé a pris 15 000 signes au passage et pas une page n'a été épargnée par mon terrible stylo rouge. J'ai également modifié certaines scènes et ajouté différentes conversations pour compléter la chose, la relier un peu plus à "L'Emprise des rêves" et y ajouter quelques clins d'oeil.

 

Je donnerai ici tous les détails de cette nouvelle édition à la rentrée.

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Published by Simon Sanahujas - dans News
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:00

Les répétitions, c'est moche ; enfin il paraît.

 

Voyons ça dans le détail.

 

1). Quelques outils bien pratiques :

 

Pour commencer, l'indispensable dictionnaire des synonymes. J'en possède plusieurs, je ne les compte plus, et ils sont forts pratiques pour deux choses : éviter une répétition (vous aviez deviné ?), et trouver le terme adéquat. Il en existe plusieurs sortes, et je vous engage vivement à ne pas vous contenter d'un seul. J'en ai par exemple un qui se limite à donner une longue succession de synonymes pour chaque entrée. C'est pratique parce qu'il en liste un grand nombre mais ennuyeux lorsqu'on doit s'arrêter à l'un d'entre eux et qu'on se tape une dizaine d'allers-retours vers ce bon vieux Robert pour trouver les définitions qui vont nous permettre d'effectuer le choix le plus judicieux. A l'opposé, j'en possède un autre qui ne donne à chaque fois qu'un nombre limité de propositions mais qui adjoint une brève description de leurs nuances. Fort utile mais souvent frustrant de par le nombre limité d'exemples auxquels, souvent, on a déjà pensé...

 

Thesaurus-copie-1.jpgEt puis, par un beau jour de Noël dont je me rappellerai toute ma vie, mon petit frangin m'a offert un Thesaurus. Ouvrage dont j'ignorais alors jusqu'à l'existence, le Thesaurus est devenu ma bible d'écriture, le premier ouvrage que je dépose sur mon bureau, à côté de mon manuscrit, lorsque je me plonge dans une séance d'écriture. Sous certains aspects, c'est un dictionnaire des synonymes, mais pas que. Sous d'autres, il pourrait passer pour un dictionnaire analogique, voire thématique, mais pas que. En fait, le Thesaurus c'est tout ça à la fois et bien plus encore.

 

Basiquement, il se trouve séparé en deux. La première partie est une vaste succession de thèmes déclinés dans leur moindres détails avec toutes les idées et associations d'idées en rapport avec eux.  Par exemple, en allant à l'entrée "sensation"(entrée 343, sous-partie "sensation" de "Le corps et les perceptions" dans le chapitre traitant de "l'homme"), vous trouverez sensation, sens, impression, état de conscience, stimulation, neurophysiologie, intuitionnisme, échelle d'intervalle, sentir, affecter, émouvoir, sensible, sensitif, perceptif, sensationniste, sensiblement, d'instinct, esthésie- et -esthésie, chacun accompagné de ses propres synonymes et associations d'idées, explications et, bien sûr, de nouveaux renvois vers d'autres thèmes. Dingue, non ?

 

La seconde partie se présente sous la forme d'un index de mots avec les références vous permettant de retrouver ces mots dans la première partie par le biais de tous les thèmes qui s'y retrouvent associés. C'est, pour faire court et comme cela est si joliment dit sur la couverture, un formidable outil pour aller des idées aux mots et des mots aux idées.

 

Ce n'est pas un dico des synonymes qui m'a sorti de mes plus mauvais pas, mais toujours le mythique Thesaurus. Et à chaque fois, ce fut en me procurant l'intime conviction d'avoir mis le doigt sur le terme idéalement approprié à mon besoin. En un mot comme en cent : c'est le top !

 

A ce moment là de l'article, un autre que moi vous fournirai une énorme liste de liens internet vers des dictionnaires en ligne. Je sais qu'il en existe d'excellents mais il vous faudra les trouver par vous mêmes. Comme j'écris au stylo, je suis donc plutôt dans le registre de la matière : pas d'ordinateur sur mon bureau d'écriture et donc, à la place, un tas de dico et d'encyclopédie... 

 

Une petite remarque en passant, les dico papier recèlent en eux quelque chose d'absolument magique que les logiciels et autres sites internet excluent complètement. Ces derniers cherchent à faire sens en vous proposant exclusivement le résultat de votre recherche ainsi que les résultats ayant un rapport logique avec celle-ci. Mais avec le papier, l'oeil a la possibilité de glisser sur la page et de tomber sur un mot sans aucun rapport, connu ou inconnu, et de dévier ainsi de sa recherche première sans logique ni barrière. Bref, je le dis et cela n'est que mon humble avis : l'informatique est bien trop logique et structuré pour la création artistique !

 

2). Trois manières d'éviter la répétition :

 

Entrons maintenant, si vous le voulez bien, dans le vif du sujet. Pour illustrer mon propos, je vous propose un bel exemple bien bateau et bien moche :

 

Ils pénétrèrent dans la forêt. La forêt, à cette heure, était particulièrement sombre.

 

C'est beau, non ? Je vais peut-être déposer un copyright sur ces deux phrases pour les réutiliser dans un futur bouquin...

 

Trêve d'âneries, lorsqu'une répétition est gênante, comme dans cet exemple (où le problème se trouve encore amplifié par le fait que les deux occurrences du mot se suivent directement - oui j'ai fait exprès, qu'est-ce que vous croyez ?), vous disposez de plusieurs solutions pour y remédier. La première, c'est le recours à un synonyme, allons-y :

 

Ils pénétrèrent dans la forêt. La sylve, à cette heure, était particulièrement sombre.

 

C'est beau "la sylve", hein ? Ça vous plaît ?

 

Ben pas à moi.

 

Là on se trouve dans l'écueil type du recours au dictionnaire des synonymes : la fausse bonne idée de l'utilisation d'un terme original et rare. Car il est choquant pour le lecteur de tomber sur un mot si particulier au détour d'une phrase si banale, C'est le cas type de la mauvaise adéquation. En outre, "sylve" renvoie à quelque chose de très évocateur. On est dans le champ lexical de l'ancien, du mystérieux voire même de l'enchanté. Or notre forêt, ben c'est juste une forêt comme une autre, un peu plus sombre parce qu'on doit se trouver (visiblement) en fin d'après-midi.

 

Je me rappelle d'un copain qui avait coller cela dans un texte qu'il m'avait demandé de lui faire retravailler. Je ne dirai pas qui c'est parce qu'il bosse dans l'édition aujourd'hui... Lorsque je lui avais dit que c'était laid, il avait insisté et s'était défendu corps et âmes. Ce à quoi je lui avais dit : "non c'est laid et ce n'est pas un choix de ta part, tu as juste ouvert ton dico des synonymes et choisi le mot le plus joli". Et lui de me répondre "Ok, bien vu, je te dois une bière."

 

Allez, on recommence :

 

Ils pénétrèrent dans la forêt. Le sous-bois, à cette heure, était particulièrement sombre.

 

Ah, là ça me plaît plus.

 

Alors vous allez me dire qu'un sous-bois c'est pas comme une forêt, ce n'est pas exactement un synonyme. Eh bien vous avez tout à fait raison, et c'est là que ça devient intéressant. Puisque dans la première phrase, notre sujet "pénètre" dans la forêt, c'est donc que, dans la seconde, il s'y trouve, non ? Et le terme sous-bois permet à la fois d'éviter la répétition et de préciser où on en est de l'action. Voilà un bon exemple, à mon sens, de ce que permet le choix judicieusement adéquat d'un mot.

 

Mais il existe d'autres solutions, par exemple le recours à un pronom démonstratif pour remplacer l'occurrence qui nous gène :

 

Ils pénétrèrent dans la forêt. Celle-ci, à cette heure, était particulièrement sombre.

 

Ouf, débarrassé de notre répétition, et sans se casser la tête en plus !

 

A ce moment, je suis obligé d'effectuer une petite ingérence personnelle dans l'article, parce que les pronoms démonstratifs, je trouve ça moche et lourd. Je me rappelle quand, adolescent, j'écrivais des scènes de baston, j'en collais partout pour éviter de dire épée 27 fois ou adversaire 19 fois. Mais diantre, quand vous alignez sur trois lignes celle-ci, celui-ci, duquel et j'en passe, ben là je suis désolé d'être intransigeant mais ça donne un style exécrable...

 

Je vous donne l'option parce qu'elle existe et que, parfois, elle peut être utile voire même justifiée mais, à mon sens, c'est à éviter autant que faire se peut.

 

Enfin, la troisième et dernière option consiste en une réorganisation des phrases et de leurs propositions, afin tout simplement d'effacer la répétition de notre forêt :

 

Ils pénétrèrent dans une forêt assombrie par l'heure tardive.

 

Et une petite variante, un peu plus forte, en passant :

 

Ils pénétrèrent dans une forêt entênébrée par l'heure tardive.

 

Je crois que je préfère la version avec le "sous-bois" mais bon, ça passe pas trop mal. Après, ce genre de modification va impacter sur une autre facette du style, celle du rythme que j'aborderai dans une autre partie. En effet, on passe de deux phrases, une courte et une autre cassée par des virgules, à une seule phrase qui file sans respiration. C'est très différent et, pour bien faire, il faudrait voir quel est le rythme du paragraphe dans lequel elle s'insère pour vérifier si cela fonctionne. Ne vous inquiétez pas, j'en reparlerai...

 

3). Parole à la défense :

 

Ben oui, on s'acharne contre ces répétitions, c'est l'une des premières choses que l'on nous apprend, nos profs de français nous en parlaient même déjà à l'époque de nos hésitantes rédactions, mais est-ce qu'on ne s'acharnerait pas un peu trop ?

 

Milan Kundera disait qu'il ne cherchait jamais à éviter les répétitions, pour la bonne et simple raison que ce qui l'intéressait en premier lieu résidait dans la précision du sens. Son raisonnement est le suivant : si un mot correspond parfaitement à l'idée que l'on souhaite transmettre, mieux vaut le réutiliser plusieurs fois que d'employer un synonyme qui ne soit pas aussi fidèle à notre propos. Et ça se défend, non ?

 

D'autre part, l'utilisation délibérée d'une répétition peut permettre certains effets de style et donner un sens différent au sujet. Reprenons par exemple nos personnages qui viennent d'entrer dans une forêt :

 

Après moins d'une heure de marche, la forêt les oppressait d'une terrible manière. La forêt pesait sur eux, la forêt s'infiltrait en eux jusqu'à les étouffer de son omniprésence, la forêt phagocytait la moindre de leur pensée. La forêt etc.

 

Dans cet exemple précis, la répétition du terme "forêt" permet de souligner le ressenti des personnages. Si j'avais utilisé un synonyme à chaque fois, cela aurait donné cela :

 

Après moins d'une heure de marche, la forêt les oppressait d'une terrible manière. Les frondaisons pesait sur eux, le sous-bois s'infiltrait en eux jusqu'à les étouffer de son omniprésence, la sylve phagocytait la moindre de leur pensée. L'ammoncellement végétal etc.

 

Dans ce cas, le style est peut-être plus sympathique mais le rendu des émotions bien moins fort.

 

Autre utilisation possible d'une répétition, la mise en scène d'un mot afin de, par sa position et les termes qui l'entourent, lui donner une signification particulière :

 

En s'enfonçant ainsi, ils retrouvèrent la forêt de leur enfance, cette forêt protectrice et accueillante qu'ils avaient toujours connue, leur forêt.

 

Conclusion :

 

Certes les répétitions sont à éviter, de manière générale en tout cas. Il est évident qu'une page où apparaît cinq fois le même mot va gêner le lecteur. Cela dit, elle peut également se révéler un outil fort utile pour faire passer certaines émotions. A me pas jeter sans réflexion donc.

 

Note :

 

La fréquence d'un mot qui l'amène à devenir répétition varie en fonction du mot en question. Basiquement, les mots courants supportent bien mieux la répétition que des termes particuliers. Par exemple, si vous utilisez "senestre" dix fois dans un roman, le terme à beau exister et se retrouver séparer par de nombreuses pages, il pourra à force accrocher le lecteur. Et tout le problème des répétitions, et de l'écriture en général, réside là : veiller à ne pas créer de passages (à cause du style, mais aussi des thèmes, des clins d'oeil etc.) ayant pour conséquence de tirer le lecteur de sa lecture, perturbation qui nuit souvent à son immersion dans l'histoire.

 

Enfin, et je finis sur ce clifhanger, il existe certains termes pourtant très usuels qui souffrent énormément de la répétition, en particulier dans le cas de certains verbes. Cela, j'en parlerai dans l'article suivant :

 

Être ou ne pas être, enfin une réponse définitive.

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Published by Simon Sanahujas - dans (mes) techniques d'écriture
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 10:30

Pour reprendre en fanfare (mes) techniques d'écriture après une longue absence (moult pardon, question de temps etc.), je vais m'attaquer cette fois à l'épineux sujet du style littéraire. Vaste et complexe problème s'il en est, mon propos ne sera pas de définir le style idéal (je sais : c'est décevant...). Celui ci n'existe évidemment pas, puisque le style d'un texte relève principalement d'une question de goût personnel (et puis d'un petit peu d'autre chose, je m'intéresserai à cela vers la fin de cette série d'articles).

 

Habituellement, je traite dans cette catégorie des méthodes qui fonctionnent avec ma pratique personnelle de l'écriture. Mais là, encore une fois, cette approche ne me paraît guère judicieuse puisque l'objectif de ces articles n'est pas de vous apprendre, chers internautes, à écrire comme moi. D'autant plus que je sais très bien qu'une bonne partie d'entre vous n'ont lu aucun de mes bouquins et s'en moquent bien. Si si, je le sais :-).

 

Bref, je vais commencer par aborder quelques points classiques, ceux que l'on enseigne un peu partout, et qui permettent, à défaut d'accoucher d'un bon style, d'éviter les écueils du mauvais, du lourd et du moche. Ensuite, je me pencherai sur des points un peu plus particuliers, et mes propos se retrouveront alors entachés de mes (sales) goûts personnels. Libre à vous, comme d'habitude, d'y piocher ce que bon vous semblera.

 

Hop, hop, à l'attaque !

 

IMG 8255Edit : En commençant la rédaction de cet article, je me suis vite rendu compte de l'ampleur de la chose et de la pavasse de signes que je m'apprêtais à balancer sur la toile sans le moindre garde-fou. Comme un pote n'arrête pas de me seriner qu'un blog doit se composer d'articles plutôt courts, j'ai eu l'idée du siècle : morceler cet article en parties distinctes. En outre, c'est bien pratique pour moi puisque cela me permettra de vous balancer les différentes parties au fur et à mesure de mon travail, sans devoir attendre que la chose soit bouclée dans son entier.

 

En conséquence, ci-dessous je vous propose un plan dont les titres, au fur et à mesure de mon avancée, se transformeront comme par magie en lien renvoyant à un article les développant. Génial, non ?

 

Autre intérêt, pour vous cette fois : ce plan n'est pas fixé. Ainsi, via les commentaires, libre à vous de poser vos questions ou de proposer des angles d'attaque que je m'efforcerai de reprendre dans les développements de ce sujet.

 

 

1). Pour ou contre les répétitions ?

 

2). Être ou ne pas être, enfin une réponse définitive.

 

3). Un style éblouissant, ou pas.

 

4). Du rythme et des sonorités : où l'écrivain se fait pouêt.

 

5). Adéquation du style avec le sujet.

 

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Published by Simon Sanahujas - dans (mes) techniques d'écriture
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:07

En ce moment, j'écoute régulièrement un tout jeune groupe rémois qui déchire : Milamarina, un quatuor électro avec harpe, basse, vibraphone et machines, dans des ambiances oniriques avec des bouts de Bjork ou même de Radiohead dedans.

 

En fait, je les écoute d'autant plus qu'ils m'ont demandé il y a quelques temps de leur écrire un texte inspiré d'un passage de "L'emprise des rêves" (oui : le monde culturel rémois est petit, très petit...). J'ai donc pondu un petit texte reprenant le passage où Zoé s'aventure dans le rêve de Suleyman jusqu'à y croiser l'alter-égo et son étrange compagnon extra-terrestre qui apparaissent sur la couverture de l'édition Rivière Blanche.

 

Je vous laisse découvir le résultat en vidéo ici, lors de leur concert à la Loge à Paris, "Suleyman's dream".

 

 

 
 
Le son ayant été pris via les micros des caméras, ce n'est pas renversant, mais sur le site de Milamarina vous retrouverez une version studio bien mieux finalisée ainsi que leurs autres chansons. Bonne écoute !
 
Ah et si vous êtes sur Reims ou dans les environs ce week-end, Milamarina jouera en compagnie de Stromaë et We are enfants terribles le samedi 14 mai à la Cartonnerie. J'y serai...
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Published by Simon Sanahujas - dans Un peu de musique
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 14:47

ZF-Bagneux.jpgSuite aux dernières publications, ça bouge pas mal au niveau des dédicaces et salons. Cela me fera moins de week-ends pour écrire mais c'est le jeu. Et puis, j'avoue : j'aime bien car on y rencontre régulièrement des gens sympas et plein de bières.

 

Bref, voici un petit planning si l'envi vous prend de venir discuter avec moi :

 

Samedi 5 et dimanche 6 mars 2011 :

 

Je dédicacerai durant le festival "Zone Franche" à Bagneux, en région parisienne, sur le stand des jeunes éditions Asgard.

 

Samedi 12 mars 2011 :

 

A la Comédie de Reims à partir de 17h, pour accompagner l'exposition "Sur la piste de Tarzan" qui y sera présentée du 8 au 25 mars.

 

Samedi 19 mars 2011 :

 

A la librairie "Le grand cercle" à Eragny, en région parisienne également, à partir de 14h.

 

Vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 avril 2011 :

 

A Mons, pays de la reine Saint-Feuillien, pour le festival "Trolls et Légendes".

 

Samedi 21 et dimanche 22 mai 2011 :

 

A Damparis, dans le Jura, pour la 13ème édition de leur salon du livre.

 

Vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2011 :

 

A Epinal pour l'un de mes festivals préférés, celui des "Imaginales".

 

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Published by Simon Sanahujas - dans News
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 15:54

Aujourd'hui je suis tombé sur un article dans lequel l'auteure américaine de fantasy Kristin Cashore parle de sa façon d'aborder l'écriture. C'est très général mais au détour de ce texte se dissimulent quelques petites informations intéressantes. En outre, il semble que nous partagions pas mal de points communs, notamment sur l'écriture au stylo et le fait que ses personnages puissent parfois lui échapper et modifier d'eux-mêmes la trame du roman. Par contre elle a l'air bien parano, point qui nous différencie complètement.

 

Tout l'article est disponible ici.

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Published by Simon Sanahujas - dans La parole aux maîtres
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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 16:59

Sortie récente oblige, il y a pas mal de petites choses qui fleurissent ici et là sur la toile à propos de "Nereliath". Outre leur très sympathique chronique, Psychovision a profité de la soirée de lancement pour m'interviewer. Le monteur (merci Remy Guyard) semble d'ailleurs assez doué puisqu'il a réussi à couper tous les moments où ça se voyait vraiment que j'étais saoul (sauf peut-être sur l'îmage debase, dont l'arrêt est grandiose :-). Ceci dit, certaines hésitations le rendent encore assez bien, jugez-en vous mêmes :

 

 


 

 

Il y a eu aussi plusieurs autres critiques depuis :

 

Une pas très sympa sur le blog de Bademoude (mais ça a pas l'air d'être son genre de bouquin...).

 

Une sympa sur les chroniques de Madoka (mais un peu courte, c'est frustrant. Ceci était un commentaire du chieur qui sommeille en moi).

 

Et une très sympa sur Book en stock (d'ailleurs Phooka, que je remercie au passage, m'a aussi posé quelques questions pour une interview à paraître bientôt sur le même blog).

 

 

D'autre part, et cela va probablement intéresser ceux qui ne viennent ici que pour la catégorie "(mes) techniques d'écriture" (rhô faites pas comme si c'était pas vrai, en plus vous êtes certainement majoritaires ici, je ne suis pas dupe :-), je serai en interview virtuelle semi-interactive sur le forum "Rêves de fantasy" les 14 et 21 février. Explications : "Rêves de fantasy" est un forum privé (entendez qu'il faut s'inscrire pour en consulter le contenu) rassemblant des auteurs en herbe, principalement intéressés par la fantasy, qui s'échangent des techniques d'écriture, relayent des liens à ce sujet, débattent sur l'utilisation des temps de narration ou des points de vue, se lisent entre et s'autocritiquent etc. Bref, il s'agit sommes toutes d'une sorte d'atelier d'écriture moderne. Régulièrement aussi, ils invitent des auteurs à venir partager leur expérience de l'écriture. Si vous me lisez depuis le début, vous devez savoir que c'est un truc que j'aime faire (tout simplement parce que j'aurais bien aimé profiter de ce genre d'aide à l'époque où j'ai commencé à écrire), et je suis donc tout à fait heureux que l'on m'ait convié à cet exercice.

 

Concrètement, ma participation se fera en deux temps. Le lundi 14 février, je posterai sur le forum de "Rêves de fantasy" mes réponses à une série de questions rituelles, nombreuses et fort pointues (une quarantaine au moins, je crois...), lesquelles concernent presque toutes mon rapport à l'écriture, ma manière de travailler etc. Ensuite, le lundi 21 février à partir de 18h30, je me connecterai sur le forum et répondrai en "direct" à toutes les questions supplémentaires que voudront me poser les membres de "Rêves de fantasy".

 

Ceux qui viennent ici pour apprendre mes techniques les plus secrètes le savent : cela fait longtemps que je n'ai pas fourni cette catégorie (mais j'y songe et, bientôt, bientôt, je vais avoir un peu plus de temps pour cela). Cette simili "interview" pourra donc me permettre de me rattraper...

 

Au plaisir de discuter avec vous le 21 février !

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 21:26

En fait je ne les ai pas lus.

 

Je n'ai donc rien à en dire.

 

J'en suis le premier désolé.

 

Pour essayer de me faire pardonner, je vous mets deux liens vers des réactions des plus distrayantes en ces mornes jours de grisailles : ici et là.

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Published by Simon Sanahujas - dans Billets d'humeur
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