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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 09:33

Une fois n'est pas coutume, je me permets de reprendre un article découvert ce matin sur la toile et publié originellement dans Le Monde d'hier. Celui-ci s'iontéresse aux revenus des écrivains en proposant de nombreux chiffres et, point qui m'a intéressé, il évoque un principe pour lequel, si j'en ai déjà de nombreuses fois discuté avec des professionnels du milieu, je n'avais jamais trouvé de terme approprié : la "best-sellarisation du marche". Entendez par là cet écart qui se creuse un peu plus chaque jour entre des écrivains à succès vendant toujours plus et des auteurs qui, si dans les années 80' réussissaient à s'en tirer à peu près, ne dépassent guère aujourd'hui les quelques centaines de ventes.

 

Le tout se retrouve ici, repris sur le blog d'Alain BRON.

 

NB : J'émets en revanche une petite réserve quant aux chiffres cités en fin d'article.

 

Les pourcentages de droits d'auteur exprimés en Euros représentent une fourchette s'étendant de 8,5 à 12,7%. J'avais lu un truc là-dessus quelque part selon lequel des droits supérieurs à 12% ne se produisent que dans les cas très rares d'auteurs à succès bien établis négociant avec leur maison d'édition.

 

Les parts du distributeur et du diffuseur me semblent assez restreintes. Quant à l'affirmation qui est faite que l'éditeur se trouve très souvent être également diffuseur et distributeur, je trouve cela assez osé. C'est certainement vrai pour Hachette et Gallimard mais pas pour la majorité des maisons d'édition.

 

 

Sur ce je retourne bosser, fort de deux nouveaux objectifs. A court terme : vendre 30 000 exemplaires d'un bouquin ; et à long terme : fidéliser un lectorat.

 

Bon ben c'est pas gagné...

 

 

Par Simon Sanahujas - Publié dans : Billets d'humeur
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /2010 09:41

CouvTarzanWEB.jpg"Sur la piste de Tarzan"

avec Gwenn Dubourthoumieu

Les Moutons électriques - Coll. "Bibliothèque Rouge - hors-série"

27 Août 2010

Cartonné avec jaquette - 80 pages couleurs

Couverture de Gwenn Dubourthoumieu

19€

 

Lorsque j'ai commencé la rédaction de ce blog, il y a un peu plus d'un an maintenant, et que je vous présentais "Conan le Texan", le premier volume de cette série de voyages entre héros imaginaires et territoires réels, je commençais par évoquer ma déception. En effet, à cause de son impression à la demande, "Conan le Texan" atteignait le tarif exhorbitant de 50€. Mais aujourd'hui, grâce au soutien des Moutons électriques, nous avons pu pallier à ce désavantage et, grâce à un tirage de 2000 exemplaires, le prix de "Sur la piste de Tarzan" passe à 19€. Personnellement fort attaché au prix des livres, je m'en réjouis cette fois. Et, cerise sur le gâteau, le résultat est même encore plus beau que pour le Conan : jaquette plus grande et de meilleure qualité, papier à la main bien plus agréable et une reproduction des photographies d'un excellent niveau.

 

Bref, passons sur ces détails pour vous présenter cet autre ovni entre récit de voyage et investigation sur le fameux personnage d'Edgard Rice Burroughs et ce pays bien moins connu qu'est le Gabon. Comme pour "Conan le Texan", l'idée fut d'allier des recherches autour d'un personnage fictif à la découverte d'un territoire réel. Mais, si pour le premier nous recherchions les lieux et les contextes qui inspirèrent Robert E. Howard pour la création de Conan et de son univers, cette fois nous avons abordé le projet sous un angle différent. Sachant qu'Edgar Rice Burroughs n'avait jamais mis un pied en Afrique et disait tenir son histoire d'un ami, lequel la lui avait présentée comme véridique, nous sommes partis au Gabon pour rechercher les lieux des aventures de Tarzan afin de voir si cette légende pouvait effectivement avoir été réelle.

 

Nous avons commencé par relire les aventures de Tarzan avant, face à l'amplitude de ces vingt et quelques récits, de nous concentrer sur les deux premiers, lesquels reprennent les bases du mythe telles que tout le monde les connaît : sa jeunesse, sa première rencontre avec des civilisés ainsi qu'avec Jane et son voyage pour quitter sa forêt natale et retrouver la belle Américaine. Ensuite, nous nous sommes penchés sur la géo-politique de l'Afrique centrale, nous avons interrogé plusieurs spécialistes avant de nous persuader que ces premières aventures de Tarzan avaient eu lieu au Gabon et non pas au Congo comme le veut une tradition dont la source m'échappe encore aujourd'hui. Suite à cela, nous avons défini une série de lieux à retrouver (la plage natale, cette mission catholique où il fait escale, le port depuis lequel il quitte l'Afrique etc.) associés à une série de thèmes (les grands singes, la magie africaine etc.) et nous sommes partis sur place.

 

Et ce bouquin retrace tout simplement l'ensemble de cette enquête qui dura 33 jours pendant l'été 2009. D'un point de vue littéraire, "Sur la piste de Tarzan" s'éloigne également de son prédécesseur. En effet, ayant tenu un blog journalier sur Libération.fr au fil de ce voyage, nous ne pouvions décemment pas reprendre dans ce livre le même type de récit. Même en retravaillant les textes et en les développant, cela aurait finalement abouti à une redite du blog. J'ai donc choisi un angle d'attaque séparé en chapitres thématiques. Chacun de ces chapitres reprend un aspect de notre voyage : soit un thème tarzanesque (plage, grands singes etc.) soit une facette du Gabon au 21ème siècle (difficulté des trajets, art culinaire etc.). Cela m'a permis de concentrer toutes les informations liées à un sujet au même endroit tout en les développant, en les resituant dans leur contexte littéraire et également en ajoutant tout un tas de détails et d'anecdotes que je n'avais pas eu loisir de caser dans le blog.

 

Au final, "Sur la piste de Tarzan" c'est un long mois rock'n roll et déjanté, paumé dans les coins les plus improbables d'un pays oublié des touristes, de lagunes en forêts et de missions perdues en plages désertes.

 

Habituellement, je finis les articles de cette catégorie en donnant quelques critiques de presse. Pour l'instant je n'ai que ça sous la main, j'en rajouterai au fil du temps. Et en attendant, ça vous dit un petit voyage au Gabon ?

Par Simon Sanahujas - Publié dans : Mes bouquins
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /2010 17:13

RabatWEBVoilà deux petites semaines, je découvrais enfin le résultat de ces 33 jours de pérégrinations gabonaises et des mois de travail qui s'en suivirent. Livré bien en avance par l'imprimeur, "Sur la piste de Tarzan" atterrissait enfin entre mes mains impatientes. La découverte physique d'un nouveau bouquin est toujours un intense moment d'émotion. On l'observe sous toutes ses coutures, on l'ouvre, on le retourne, on y pioche quelques passages avec l'appréhension d'y trouver une coquille rebelle etc. Et là, j'avoue avec un plaisir certain que l'objet dépasse de loin mes espérances. En effet, j'avais dans la tête le déjà joli résultat de "Conan le Texan" qui, malgré son bel aspect, doit désormais s'incliner devant le second de cette série de voyages atypiques sur les traces de personnages picaresques issus de la littérature populaire. La qualité du papier ainsi que son touché se révèlent bien supérieurs, le rendu des photographies s'avère parfait, et la couverture ainsi que ses rabats de toute beauté.

 

En un mot comme en cent, j'en suis fort heureux.

 

Cerise sur le gâteau, ce bouquin a déjà remporté un record : celui de la meilleure "Vente par Correspondance" d'un ouvrage des Moutons Electriques :-).

 

Officiellement, il sera disponible en librairie à partir du 27 août. Pour célébrer cette sortie, une exposition aura lieu à Lyon dans la galerie "Bleux et Originaux", à laquelle je me rendrai en compagnie de mon collaborateur Gwenn Dubourthoumieu, de l'éditeur André-François Ruaud et du maquettiste Sébastien Hayez qui nous a encore une fois délivré un travail remarquable. Si vous voulez vous joindre à nous, vous trouverez toutes les informations nécessaires dans le carton ci-dessous :

Invitation-vernissage--Sur-la-Piste-de-Tarzan-.jpg 

Et pour les non Lyonnais, vous pourrez retrouver Gwenn à la Fnac de Perpignan le samedi 4 septembre où il sera en dédicace. L'exposition sera également montrée dans d'autres lieux par la suite, et je vous en tiendrai évidemment informés.

 

SingeWEB.jpg

Par Simon Sanahujas - Publié dans : News
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /2010 11:10

Venant tout juste de boucler les relectures d'un roman à paraître l'année prochaine, je me suis dit qu'il s'agissait du moment idéal pour aborder cette facette incontournable de l'écriture...

 

De mon point de vue, il existe trois types de relectures/réécritures. Attention : je ne dis pas qu'après trois relectures vous en aurez fini ! J'aime bien employer la métaphore du sculpteur pour qualifier ma manière d'écrire en général : on part d'un gros bloc de matière première (le premier jet) que l'on va dégrossir maint et maint fois jusqu'à parvenir au résultat souhaité (ou tout du moins à ce qui s'en rapproche le plus). Ainsi, chacun de ces types de réécritures donnera lieu à plusieurs relectures, de deux ou trois à une cinquantaine si vous appartenez à la catégorie des perfectionnistes acharnés.

 

Petit détail pratique : pour mes corrections, j'imprime et j'utilise un stylo rouge. Non seulement j'ai toujours rêvé depuis tout petit d'annoter des feuilles à l'aide d'un stylo rouge (impression de toute puissance professorale un peu gâchée certes par le fait que je m'auto-corrige) mais surtout le rouge se voit, a contrario du noir ou du bleu. Et dans la troisième partie, j'embraye souvent sur les corrections directement sur le fichier via le système des commentaires, bien plus pratique lorsqu'il s'agit d'échanger rapidement avec un tiers.

 

Bref, allons-y dans l'ordre :

 

1. Les relectures personnelles :

 

RelecturePar "relecture personnelle", j'entends celles qui sont faites par l'auteur lui-même, avant qu'intervienne tout intrusion extérieure.

 

Durant ma première réécriture, je me concentre sur l'histoire. Malgré tous les synopsis possibles et imaginables, il m'arrive régulièrement durant la phase d'écriture d'ajouter quelque chose d'imprévu - thème, détail, personnage etc. En conséquence, il est souvent nécessaire d'ajouter au début des détails permettant d'amener ces modifications de manière logique. Cette relecture permet aussi de rectifier le tir si des informations ont été égarées en cours de route, sont données plusieurs fois etc.

 

Généralement, je ne m'intéresse alors pas au style et me contente de corriger les phrases vraiment trop bancales.

 

Une fois que l'histoire s'équilibre, la relecture suivante est consacrée au style. J'y traque tout ce qui relève du moche : répétitions, verbe être (la langue française possède toujours quelque chose de plus joli et de plus précis que "Il était"), phrases trop longues ou trop courtes, dialogues bancals, manque d'émotion dans une scène, manque d'ambiance dans une autre etc.

 

A noter que certains auteurs - comme Gustave Flaubert dans son célèbre gueuloir - pratiquent la relecture à voix haute pour tout ce qui concerne le style, c'est-à-dire le rythme et la sonorité des phrases. Je l'ai fait et ne le fais plus. Je me suis rendu compte que j'entendais très bien les phrases dans ma tête et qu'un problème de rythme ou de musicalité me sautait aux yeux sans avoir à passer par les oreilles. Mais cette technique demeure utile et il m'arrive encore d'y recourir pour une phrase ou un passage qui me résistent.

 

Si, durant cette dernière phase, j'effectue relativement peu de corrections, alors je m'en tiens là. Au contraire, si je remanie énormément de choses, je m'octroierai une deuxième relecture, voire une troisième, jusqu'à atteindre une version dans laquelle je n'aurai repris que quelques détails anecdotiques.

 

2. Les bêta-lecteurs :

 

Une fois atteint ce stade, je fais appel à ce que l'on nomme communément le bêta-lecteur.

 

Qu'est-ce qu'un bêta-lecteur ?

 

Le bêta-lecteur est une personne extérieure, faisant souvent partie de votre entourage, qui va se coltiner le dur travail de lire une version non finalisée de votre texte. Concernant le nombre de ces premiers lecteurs, il ne faut à mon avis pas se limiter à un avis (une personne peut aimer quelque chose qu'une majorité pourra trouver mauvaise et vice-versa) tout en évitant de les multiplier à outrance. Si vous faites lire votre tapuscrit à 25 personnes, bon courage pour croiser leurs corrections par la suite. Je travaille personnellement avec deux bêta-lecteurs réguliers qui ont lu presque tous mes textes depuis le début, auxquels j'adjoins généralement une voire deux autres personnes en fonction du moment.

 

Le choix des bêta-lecteurs est très important. En effet, si vous écrivez un roman de Fantasy à la Conan et que vous le faites lire à un fan de Conan, il y a peu de chance pour que son avis soit réellement intéressant puisqu'il sera à priori conquis à votre sujet. Dans mes deux bêta-lecteurs de base, j'ai un ami qui se pique légèrement de SF et de Fantasy et un autre qui n'en lit pratiquement jamais. Et dans mes "bêta-lecteurs" intermittents, j'ai tendance à privilégier ce dernier type. En effet, si votre roman de SF séduit une personne qui n'en lit jamais, il y a de fortes chances pour que votre texte soit bon. Par contre, seul un lecteur ayant une certaine connaissance du genre sera à même de vous dire si votre/vos idée(s) de base sont réellement originales et si vous les utilisez jusqu'au bout.

 

Enfin, si je choisis ces lecteurs parmi des amis proches, il s'agit de gens sans état d'âmes qui prendront - et je les encourage en ce sens - un malin plaisir  à pourrir mon travail dans leurs commentaires. A mon sens, l'impartialité et un sens critique faisant fi de l'amitié font partie des qualités les plus importantes du bêta-lecteurs. Il faut qu'ils soient sans pitié voire même sadiques. De toutes façons, si vous ne supportez pas la critique, mieux vaut arrêter d'écrire tout de suite sinon vous risquez de vous suicider lorsque votre bouquin passera au pilori des critiques littéraires...

 

Quant à ma manière de travailler avec eux, je leur fais parvenir à chacun une version du manuscrit que je les encourage à annoter. Lorsqu'ils ont fini leur lecture, j'aime bien les rassembler autour d'une bière pour que nous parlions tous ensemble du texte. Cette séance est très utile car elle permet de confronter des avis parfois divergents, voire même de trouver ensemble les modifications les plus judicieuses. Ensuite, je reprends mon manuscrit tout en ayant sous les yeux chacun des tapuscrit annotés par ces bêta-lecteurs (cela nécessite un bureau avec de la place) et je me lance dans une nouvelle correction.

 

Comme cette nouvelle relecture amène souvent des modifications dans l'histoire, j'enchaîne souvent avec une ultime correction stylistique. Après cela, le texte est prêt à être envoyé à l'éditeur, mais son histoire n'est pas finie, loin de là...

 

3. Retravail avec l'éditeur :

 

Jour de grâce : vous recevez une lettre, un coup de fil ou un mail vous annonçant que tel éditeur à qui vous avez envoyé votre travail l'accepte et désire le publier. Généralement, c'est l'un des moments les plus savoureux de l'aventure littéraire (plus savoureux à mon sens que lorsque vous tenez l'objet imprimé dans vos mains). Du coup, c'est le moment de payer un coup à vos proches (sans oublier vos bêta-lecteurs) avant de vous y remettre parce que le boulot est loin d'être terminer.

 

Pas mal de gens pensent à tord que l'éditeur est une personne qui accepte un manuscrit, le fait imprimer et se charge de le vendre. Dans les faits, il est bien plus que ça. Il s'agit de quelqu'un qui possède une grande connaissance de l'écriture (souvent il s'agit même d'un écrivain ou ancien écrivain) doublée d'une bonne vision de ce qui fonctionne et ne fonctionne pas, de ce qui plaît ou ne plaît pas etc. Et l'une des plus importantes facettes de son boulot est de vous faire retravailler votre bouquin. J'avais pu lire les chiffres il y a quelques années et, de mémoire, seuls 2% des manuscrits reçus par les éditeurs sont publiés tels quels. J'ai aussi eu écho de l'anecdote d'un écrivain refusant de retoucher son manuscrit... dont l'éditeur avait en conséquence refuser de publier le roman. Pour résumer, on pourrait dire que ce que voit l'éditeur dans votre manuscrit n'est pas un roman de plus à envoyer chez les diffuseurs mais plutôt le potentiel d'un roman de plus...

 

Souvent, l'éditeur va tenter de faire ressortir au maximum ce que vous avez essayé de coller dans votre roman, ce qui passe la plupart du temps par de grosses réécritures : ajout de passages entiers voire de chapitres, approfondissement d'un personnage etc. Après, ce n'est pas forcé, lorsque j'ai retravaillé "L'Emprise des rêves"avec Philippe Ward, celui-ci s'est contenté de corrections de style assez mineures.

 

La grosse différence avec l'éditeur, c'est qu'il pourra s'opposer à vous d'une manière bien plus forte que vos bêta-lecteurs. Lorsque ceux-ci vous font part de leurs remarques, vous demeurez le boss et avez encore le droit de les envoyer chier si vous jugez leurs propositions injustifiées. Avec l'éditeur c'est beaucoup plus délicat. Vous serez souvent amenés à argumenter vos choix pour les défendre.

 

Une fois que l'éditeur aura validé votre texte, celui-ci partira chez les correcteurs. Ensuite on vous proposera peut-être une ultime relecture des épreuves. Si on ne vous le demande pas, je vous conseille d'insister. Ca ne coûte rien et, si la plupart des correcteurs professionnels laissent peu de fautes ou de coquilles derrière eux, il peut arriver qu'ils s'embrouillent les pinceaux dans vos noms propres. Un ami m'avait conseiller une technique intéressante à ce sujet : lire le roman à l'envers. Basiquement, vous commencez par la fin en lisant page par page. Cela évite de se retrouver emporter dans le récit et vous permets une meilleure acuité pour tout ce qui relève de la chasse aux coquilles ou de relecture orthographique.

 

4. Quand relire ?

 

90% du temps, j'attends d'avoir achevé un roman pour en entamer les relectures mais, parfois, il m'arrive de relire la première moitié avant de poursuivre. Ce fut le cas notamment lorsque j'avais abandonné mon roman pour partir au Gabon et ensuite rédiger "Sur la piste de Tarzan" : j'ai préféré effectuer ma première relecture afin de me remettre dans le bain du texte.

 

Mais d'autres auteurs abordent la relecture de manière différente. J'ai un ami qui fait lire chacun de ses chapitres par des bêta-lecteurs au fur et à mesure de leur rédaction, et qui se sert de leurs commentaires pour poursuivre. Je crois avoir entendu quelque part que Jean-Marc Ligny agissait de cette même manière avec sa femme.

 

D'autres encore relisent eux-mêmes à la fin de chacun des chapitres. Robert E. Howard avait l'habitude, surtout lorsqu'il écrivait des novelas ou des romans, d'arrêter l'écriture en plein milieu du texte, d'achever celui-ci sous la forme d'un synopsis, puis de corriger le début avant de poursuivre (ou d'abandonner le texte aussi, cela lui arrivait souvent).

 

Arrêter au milieu du roman et relire le début peut également être un bon moyen pour vaincre un blocage ou recentrer une histoire que l'on sent nous échapper ou, comme moi, lorsqu'on en a arrêté la rédaction durant un trop long laps de temps.

 

Conclusion :

 

Pas grand chose à ajouter pour conclure si ce n'est qu'il me paraît évidemment suicidaire d'envoyer un manuscrit non relu une fois qu'on y a apposer le mot fin.

A part cela, comme je l'ai expliqué, je pense qu'il est important que ces relectures soient organisées, c'est-à-dire que chacune d'entre elles possède un objectif précis. Si vous relisez simultanément pour l'histoire, le style, l'atmosphère, l'orthographe et les coquilles, vous risquez d'enchaîner une trentaine de relectures sans jamais parvenir complètement à votre objectif. C'est d'ailleurs ce qui m'est souvent arrivé lors de mes tous premiers écrits.

 

Pour finir, une phrase tirée du "Hyperion"de Dan Simmons, dans le récit du poète (et qui à mon sens vaut autant pour d'autres types d'écriture) : "On n'achève pas un poème, on l'abandonne."

 

Sur ce, bonne écriture et bonnes relectures !

Par Simon Sanahujas - Publié dans : (mes) techniques d'écriture
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 17:10

Ca pète comme titre, non ?

 

Si, ces derniers temps, j'ai quelque peu relâché l'intérêt que je porte à Robert E. Howard et son oeuvre depuis tout petit (vraiment tout petit d'ailleurs : ma mère lisait du Conan après m'avoir mis au monde, si si...), ce mois de juin me fait cadeau d'une double actualité à ce niveau, et 100% ricaine qui plus est.

 

Lors des Howard Days - qui se déroulent chaque année à Cross Plains peu ou prou à la date anniversaire du suicide de REH - furent remis les premiers REH Foundation Award, un prix tout neuf organisé par la fondation. L'occasion pour "Les nombreuses vies de Conan" d'être récompensé dans la catégorie Valusian Award 2009 qui consacre une anthologie d'études en rapport avec Howard.

 

Cool, non ? En fait, plus que le prix en lui-même, c'est de savoir que mes confrères américains ont eu vent de cette publication et jugé judicieux de la nominer qui me touche le plus.

 

Et puis toutes mes félicitations à l'ami Fabrice Tortey dont "Échos de Cimmérie" a également rafflé le Valusian Award mais 2010 dans son cas (comme il n'y avait plus de prix howardien depuis l'arrêt des Cimmerian Awards, la REF Foundation a décidé de primer distinctement des publications datant des deux dernières années).

 

Enfin, à la même date sortait le 14ème numéro de "REH: Two-Gun Raconteur", l'un des plus vieux fanzines consacrés à Robert E. Howard puisque son premier numéro remonte au printemps 1976. Ô joie : l'estimé Damon Sasser qui dirige cet irrégulomadaire complet, a choisi d'y faire figurer la traduction de l'un de mes articles, lequel s'intéresse à une partie du complexe sujet des Pictes dans l'oeuvre howardienne. En conséquence, je me retrouve auprès de chercheurs howardiens aussi reconnus que Mark Finn, Deuce Richardson ou encore Don Herron. D'où une grande joie pour le petit frenchy que je suis, forcément. Pour cet honneur, je dois adresser mes plus sincères remerciements à l'ami Miguel Martins qui, non content de parler de mes textes à Damon Sasser, s'est en outre chargé de leur traduction avec son comparse Deuce Richardson. Qu'ils en soient loués sur l'autel des Dieux Noirs ! Et ce d'autant plus qu'ils doivent récidiver pour faire traduire et publier un autre de mes articles howardiens, affaire à suivre...

 

Quant à l'article original, je l'avais écrit pour le site des Chroniques Némédiennes, vous pouvez donc le retrouver ici d'un simple clic.

 

Et puis le sommaire complet de ce numéro 14 de "REH: Two-Gun Raconteur" en cliquant sur sa couverture ci-dessous (représentation d'une scène tirée de mon texte préféré d'El Borak - "Three-Bladed Doom" ) :

 

TGR14 CvrScan

Par Simon Sanahujas - Publié dans : News
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