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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 19:19

Comme je le disais dans mon dernier billet, j'ai décroché en 2011 une aide à la création littéraire émanant d'un organisme culturel régional, laquelle m'a permis de prendre une disposition vis-à-vis de mon boulot officiel. Il ne s'agit que de quelques mois, mais ô combien précieux à mes yeux car, non content de m'autoriser à achever plusieurs gros travaux très urgents, ils vont me permettre de tester la vie à laquelle je rêve plus ou moins secrètement, à savoir consacrer l'intégralité de mon temps à l'écriture. La raison de cet article est donc de vous faire partager mes premières impressions à ce sujet.

 

Eh bien c'est cool !

 

Sérieusement... En décembre, alors que je bouclais les derniers dossiers au boulot et songeait à la période qui s'annonçait, je redoutais une chose : ne pas profiter au maximum de cette chance. Je me connais, je sais que je suis parfaitement capable de passer une journée à bouquiner, une autre à regarder une saison entière de série TV etc. D'autre part, je me demandais ce qu'il en serait - excusez ce terme un peu grossier - de ma productivité. Car c'est une chose d'écrire 25 heures par semaine en prenant sur son temps libres (avec tous les aspects décompression et divertissement que cela peut revêtir), mais allais-je être capable de ne faire qu'écrire, tout le temps, avec la tentation omniprésente lorsqu'on travaille chez soi de, tout simplement, faire autre chose ? Allais-je trouver l'inspiration nécessaire pour passer de trois ou quatre heures d'écriture journalière à 7 ou 8 voire 10 ou 12 ?

 

Eh bien la réponse, dont je suis le premier surpris, est oui.

 

Ecrivain-a-temps-plein.jpg

 

Après une dizaine de jours de test, je me rends compte que je n'ai jamais autant travaillé. Non seulement je bosse toute la journée mais il m'arrive régulièrement de remettre ça le soir alors que, par le passé, les fins de journée me trouvaient lessivé et rêvant à une bonne bière. J'ai trouvé plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, lorsque je travaillais sur mon temps libre, je n'étais pas complètement serein. Outre l'urgence de profiter de chaque moment pour avancer dans mes travaux d'écriture, j'échouais à m'ôter complètement mon autre travail du crâne. D'autre part, je crois que l'humain n'est pas fait pour se consacrer à une tâche sur une période donnée. Non, il s'agit d'une généralité que je ne peux prouver, disons plutôt que je ne suis pas fait pour ça. Je m'explique : lorsque je travaillais sur mon temps libre, je ne m'autorisais aucune pause. Si ma période d'écriture s'étendait de 13h à 16h avant la reprise du taf, il FALLAIT que j'écrive pendant chacune des minutes de ce temps imparti. D'ailleurs, je pense que c'était également vrai pour mon autre taf mais bon, ça on s'en fout pas mal... Alors qu'aujourd'hui, disposant de mes journées entières et choisissant sereinement mon emploi du temps, je ne me force plus. Si je bloque sur une scène, une recherche ou n'importe quoi d'autre, je m'arrête tout simplement. Je vais faire la vaisselle ou je prends un bouquin, je reviens un quart d'heure après et le problème se résout de lui-même ; et je repars à fond. La sensation de simplicité ignorée qui ressort de cela est très étrange mais vraiment agréable.

 

N'oublions pas le point peut-être le plus important de cette mécanique : désormais, je consacre tout mon temps à ma passion. C'est quand même autre chose.

 

Concrètement, je bosse sans me forcer entre 10 et 12 heures par jour et j'y prends un plaisir inénarrable. Quant au niveau de la vitesse de progression de mes projets, c'est tout simplement épatant...

 

Seule ombre au tableau : ça ne va pas durer et la reprise de mon ancienne vie risque de s'avérer terriblement rude. Car oui : actuellement je joue à l'écrivain pro, mais dans les faits je ne le suis pas... Cela dit, on peut toujours rêver à quelques contrats d'exception me tombant dessus dans les mois qui viennent, et qui repousseraient de quelques mois la terrible échéance. Sait-on jamais...

 

KumalA part ça, pour faire dans la vraie news, je ne crois pas vous avoir dit que la réédition de "Suleyman" était désormais disponible en e-book. C'est par ici (entre autres) que ça se passe.

 

Une dernière chose avant d'y retourner : maintenant que je passe ma vie chez moi, je découvre le temps que consacre mon chat à dormir, c'est effarant...

Par Simon Sanahujas - Publié dans : News
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 09:44

Pour beaucoups de gens, le début d'année est l'occasion d'effectuer un petit bilan personnel. Pour la première fois, j'ai décidé de me plier au jeu et de me consacrer à un bilan précis : que me rapporte mon activité d'écrivain, activité à laquelle je voudrais pouvoir consacrer l'intégralitré de mon temps de travail mais que les dures réalités quotidiennes m'obligent à ne considérer que comme une activité annexe ?

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, une petite anecdote, symptomatique à mon sens. Lorsque je me présente comme écrivain, la première réaction des gens est de me demander si j'ai déjà été publié, ce à quoi je réponds par l'affirmative, expliquant que je ne me présenterais pas ainsi dans le cas contraire. Quand ces personnes apprennent que j'ai publié six bouquins (on pourrait même dire sept en comptant la récente réédition de "Suleyman"), puis qu'elles découvrent que je possède un boulot à côté parce que les gains issus de mon activité littéraire ne suffisent pas, leur effarement est sans bornes. Car oui : la plupart des gens ignorent complètement où va l'argent issu de la vente d'un livre (si c'est également votre cas, j'en parle ici).

 

Bref, en 2011, ma seule activité d'écrivaillon m'a rapporté la mirobolante somme de 2221,74€.

 

Eh ouais, quand même...

 

Un petit calcul histoire d'enfoncer le clou. Je consacre en moyenne 25 heures par semaine à cette activité. En reportant cela sur l'ensemble d'une année et en le ramenant à la somme totale de mes gains, nous parvenons à un salaire horaire net de 1,71€ environ.

 

Lol, ptdr, comme disent les jeunes, sur le web.

 

 

Mais avant d'aller plus loin, détaillons comment se répartit cette somme. S'il est vrai que sept de mes livres sont actuellement disponibles à la vente, je n'ai touché des droits en 2011 que sur cinq d'entre eux. Les droits des deux derniers ("Nereliath" et la réédition de "Suleyman") n'arriveront que cette année. Petit détail au passage, un écrivain touche sa paye une fois par an, ou une fois par semestre dans le meilleur des cas. Quand il s'agit d'une activité annexe, pas de soucis, on est dans le bonus toujours sympathique. Mais j'imagine le casse-tête pour ceux qui ne vivent que de cela. Cela dit, revenons à nos moutons (électriques éventuellement) : la plupart de ces cinq bouquins sont disponibles en librairie, deux d'entre eux ont bénéficié de tirages honnêtes (honnêtes pour notre petit milieu, soit 2000 exemplaires) et d'une bonne diffusion. Et ces cinq livres, que m'ont-ils rapportés en 2011 ? Eh bien la somme mirifique de 869,53€.

 

Yeeha !

 

D'où vient le reste me demanderez-vous ? Eh bien de choses diverses  et variées : expositions de "Sur la piste de Tarzan" et de "Conan le Texan", des rencontres rémunérées ainsi qu'une commande que je qualifierai de mercenariat : la rédaction d'un article qui m'a demandé quelques jours de boulot et m'a été payé un peu plus de 500€. Et c'est là que le bât blesse pour moi car, si j'ai été très content de ce travail (on m'en commande un de la sorte une fois par an environ), c'est assez démoralisant de voir qu'on peut gagner autant en quelques jours alors qu'un roman qui me prend presque une année de travail ne me rapporte au final que le double ou le triple de cette somme dans les meilleurs cas...

 

Précisons également que cette année, j'ai décroché une belle aide à la création de la part d'un organisme culturel régional, une bourse qui me permet aujourd'hui de prendre un congé sans solde au boulot et - rêve bandant s'il en est - de ne faire qu'écrire pendant quelques temps (cela dit, le réveil risque d'être brutal lorsque je retournerai au taf, mais j'y penserai à ce moment là...). Je vous rapporterai ici, à l'occasion, comment j'emploie cette chance et ce que j'en retire, mais ce n'est pas le sujet. Pour finir sur cette bourse, je ne l'ai pas comptabilisé dans mes gains 2011 pour une raison simple : si je veux péreniser mon activité de romancier (objectif très difficilement réalisable, mais bon...), j'estime que l'équilibre financier de celle-ci ne doit pas reposer sur des aides et doit se tenir lui-même. Je considère donc cette bourse comme un joli cadeau et une chance remarquable de pouvoir, le temps de quelques mois, vivre comme je le rêve : en écrivant tous les jours, de l'aube au crépuscule.

 

Mais ce qui me désespère au final, c'est la différence - que dis-je, le fossé - qui sépare l'auteur du reste de la chaîne du livre. Certes on pourrait se dire qu'il s'agit d'édition anecdotique - la SF en général possédant un public bien moindre que pour d'autres littératures -, que celui-ci possède sont circuit particulier etc. Mais non car, si je prends les exemples de mes bouquins, une partie de mes éditeurs vivent de leur activité, et la totalité des diffuseurs et distributeurs quand il y en a en vivent également, et même ces chers libraires en vivent, quoi que mal pour la plupart d'entre eux. Le seul qui ne vit pas de cette activité, c'est celui qui en est à l'origine, celui qui crée l'objet vendu par la suite : l'auteur.

 

Que j'aime notre monde...

 

Et pour finir sur une note quelque peu positive, notons qu'en 2010 l'écriture m'avait rapporté 1590,45€ et, en 2009, 1885,94€. Nous assistons donc à une nette progression, youpie !

 

Dans l'état actuel des choses, l'idée de vivre de ma passion semble complètement utopiste, cela est clair. Alors pourquoi continuer ? Eh bien la question ne se pose même pas, car l'acte d'écriture est l'activité que j'apprécie le plus, tout simplement. Au printemps, je n'ai pas écrit une ligne pendant près de trois mois, occupé que j'étais à réaliser quelques travaux, et j'ai manqué devenir fou.

 

Ce billet ne s'adresse donc pas aux autre fous d'écriture qui ont déjà mis un pied dans l'engrenage (vous êtes perdus, malheureux), mais plutôt à ceux qui se demandent s'ils ne pourraient pas devenir riches à million en écrivant des bouquins. La réponse à cette question est négative, confirmée par les exceptions à la règle que l'on connaît. Ah, et ces chiffres pourront s'avérer utiles également à tous ces écrivains en herbe qui se voient proposer des contrats d'édition à compte d'auteur par des éditeurs véreux : ces salopards vous promettent monts et merveilles mais vous vous retrouverez plumés, lisez "Le pendule de Foucault" de Umberto Eco si vous voulez en avoir un bel exemple...

 

Sur ce, je vous souhaite une joyeuse année 2012 !

 

 Droits

Par Simon Sanahujas - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : Roman science fiction
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 14:32

Vous êtes comme moi : les fêtes approchent et vous n'avez toujours pas d'idées de cadeaux pour une bonne partie de vos proches ? Eh bien cessez immédiatement d'angoisser : je vous offre dès maintenant un large éventail de présents impartialement sélectionnés parmi lesquels vous trouverez forcément le cadeau à la fois original et correspondant aux goûts de ceux à qui vous voulez faire plaisir !

 

Petite revue de bon goût tout à fait inintéressée...

 

 

Nereliath"Nereliath"

18,50€

 

Le cadeau idéal pour le fan de fantasy, d'action débridée et de pirates.

 

Initialement, je pensais qu'il s'adressait au minimum à des jeunes adultes mais un lecteur de 11 ans l'a adoré. Cerise sur le gâteau, ce bouquin plaît même aux filles (eh oui : vous avez bien lu !).

 

Précisions que ce livre accompagnera merveilleusement n'importe lequel des DVDs de la série "Pirates des caraïbes" (là je vous mâche le travail !). Et si la cible de votre présent est un geek, vous pouvez opter pour la version ebook de "Nereliath" et montrer à la face du monde de votre famille à quel point vous êtes branché.

 

 

CouvTarzanWEB

"Sur la piste de Tarzan"

19€

 

Avec "Sur la piste de Tarzan", on est dans l'idée de cadeau résolument magique. Un voyage rock'n roll dans les coins paumés du Gabon moderne, une quête sur les traces d'un héros de littérature populaire, l'humour de deux Français qui s'en prennent plein la gueule pendant 80 pages, c'est bien simple : ce livre plaît à tout le monde.

 

Encore plus incroyable : avec ses nombreuses photographies et son texte très court, il ravira même les gens qui n'aiment pas lire !

 

PS : Si vous êtes très riche, vous pouvez l'offrir couplé avec son petit frère "Conan le Texan", lequel partage les mêmes incroyables qualités !

 

suleymanbis"Suleyman"

7€

 

Votre petit cousin est fan de fantasy et de science-ficton ? Pour son plus grand bonheur, "Suleyman" mêle les deux !

 

NB spéciale radins : Outre toutes ses qualités, ce bouquin est presque donné avec les 7€ (seulement) que coûte cette réédition poche pourtant supérieure à l'originale. Certes c'est l'intention qui compte, mais pour cousin machin, c'est toujours ça de pris si on peut éviter de se ruiner.

 

 

 

 

 


 Conan.jpg"Les nombreuses vies de Conan"

28€

 

Le cadeau classe pour l'érudit de fantasy ou de littérature en général. A noter que beaucoup de gens collectionnent les volumes de la bibliothèque rouge uniquement pour les exhiber dans leur salon et épater leurs amis, sans même les lire !

 

Un cadeau toujours utile donc, qui ravira le collectionneur avec ces 200 images d'archive introuvables autre part !

 

 

 

 

 

 

En vous souhaitant de joyeuses fêtes de fin d'année !*

 

* Et un conseil d'écriture en passant : évitez l'accumulation de phrases s'achevant par un point d'exclamation dans vos textes (comme dans cet article par exemple). Le point d'exclamation n'a jamais transformé une phrase au contenu banal en une phrase au contenu renversant ! Et puis ça devient vite lourd !

Par Simon Sanahujas - Publié dans : News - Communauté : Roman science fiction
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 09:46

suleymanbis.jpg"Suleyman"

Editions Lokomodo

Novembre 2011

Format poche - 256 pages

Couverture de Michel Borderie

7€

 

Habituellement, à la sortie d'un nouveau bouquin, j'évoque dans ce type de page ce qu'il raconte et de quoi il est question exactement. Mais comme il s'agit là de la réédition d'un roman précédemment publié autre part, je me contenterai de vous renvoyer à la page originale et de parler ici de cette réédition.

 

 

En 2005 - cela me paraît remonter à une éternité ! - Rivière Blanche publiait mon premier roman dans leur collection hommage à la grande époque du Fleuve Noir Anticipation. L'écrivaillon tâtonnant que j'étais en ressentit une joie difficilement descriptible, qu'aucune autre publication depuis n'égalât, bien qu'il s'agisse souvent de meilleurs bouquins et d'éditions plus "prestigieuses". En passant : tous mes remerciements et toute mon amitié à Philippe Ward, directeur de publication de Rivière Blanche, qui fut le premier à me faire confiance.

 

De l'eau à coulé sous les ponts depuis, j'ai publié d'autres choses à droite à gauche, et puis Lokomodo m'a proposé de reprendre ce premier roman en poche. J'acceptais avec joie : une réédition en poche n'allait rien me coûter en matière de travail, le rendre disponible en librairie (ce qui n'avait pas été le cas à quelques exceptions près pour l'original) et en outre à un prix modique bref, l'occasion idéale de donner une seconde vie à ce bouquin.

 

Ça, c'est ce que je me disais jusqu'à ce que je le relise. Et là, je me suis doublement rendu compte du nombre de giga-hectolitres passés sous les ponts depuis. Mal écrit, la plupart des scènes mal construites, il n'y avait à sauver que les idées et l'histoire, ce qui n'est déjà pas mal me direz-vous, peut-être. Bref, j'ai effectué pour cette édition une relecture complète et approfondie de ce vieux texte (que j'évoquais déjà ici). Les phrases intactes doivent se compter sur les doigts des mains (ajoutons-y les pieds, quand même) et le roman a pris quinze mille signes au passage, pour éclaircir certaines scènes, certains points, approfondir certains personnages et plusieurs zones d'ombres, et enrichir le tout de quelques idées qui m'étaient venues entre temps. En un mot comme en cent, un "Suleyman" qui a fait peau neuve, et ce n'était pas du luxe !

 

Suleyman

 

Je crois qu'il s'est agi de ma relecture la plus périlleuse et la plus démoralisante en regard de la médiocrité qu'elle m'a renvoyé au visage. Passée cette douloureuse épreuve, je suis plutôt satisfait du résultat, sentiment confirmé par la directrice de collection - Peggy Van Peteghem - et j'ai hâte de récolter les retours sur cette nouvelle version. D'après moi, le résultat est plus abouti, plus équilibré, et les liens avec sa suite directe - "L'Emprise des rêves" - plus logiques.

 

A vous de con(in)firmer ce sentiment !

 

 

suleyman_couv-2-copie.jpg

Par Simon Sanahujas - Publié dans : Mes bouquins - Communauté : Roman science fiction
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 10:08

A l'heure actuelle, je n'ai toujours pas franchi le pas - ni même tenter l'essai - de cette révolution programmée incarnée par l'e-book (paraît-il). Je ne possède pas de liseuse et je déteste lire sur ordinateur à un tel point que j'imprime pratiquement tous mes textes pour en effectuer les relectures sur papier (mais rassurez-vous, je recycle pour cela des partitions usagées issues de mon travail officiel).

 

Et puis je suis un grand fan de l'objet livre : le beau cartonné, relié tissus dans son coffret, avec sa tranche dorée et son papier bien épais, que l'on met dans sa plus belle bibliothèque, mais également ce vieux poche trouvé chez un brocanteur, lu mille fois par d'autres et qui se trouve toujours au fond de mon sac, quoi qu'il arrive, juste au cas où.

Cela dit, je comprends bien l'intérêt de cette technologie et je suis d'un oeil intéressé ses futures évolutions (pour l'instant, il ne s'agit pour moi que de bêtes .pdf, mais j'imagine de nombreuses possibilités dont certaines pourraient même impacter sur notre façon d'écrire mais là, je m'emballe...).

 

Revenons donc à nos  moutons. Certains des éditeurs avec lesquels je travaille proposent certains de mes livres en format numérique. Je me suis dit qu'il était temps de vous proposer un petit topo là-dessus. Pour chacun de ces e-bouquins, vous trouverez le lien d'un site le proposant en cliquant sur sa couverture ; et en cliquant sur son titre, vous irez sur la page où j'en parle sur ce blog (si ça c'est pas de la révolution technologique amazingly marvelous !).

 

 

Nereliath"Nereliath"

 

Mon petit dernier, le premier tome des aventures de Karn est disponible chez Numilog pour 9,99€. C'est environ la moitié de la version papier mais ça me paraît tout de même cher pour du fichier électronique.

 

 

 

 

 

 

 

Conan.jpg"Les nombreuses vies de Conan"

 

Mon essai sur Conan (et ma meilleure vente à l'heure actuelle, ce qui est un peu frustrant quand on rêve de devenir écrivain) est également disponible chez Numilog pour 14€, soit l'exacte moitié du prix papier. Étant donnée la qualité de l'objet original (présentation, papier, rabat, 2ème et 3ème de couverture couleurs, dans les 200 illustrations à l'intérieur etc.), je ne trouve pas ça très intéressant non plus.

 

 

 

Anthologie--Arcanes"L'empereur Saint-Nicolas"

 

Ma nouvelle dans l'anthologie "Arcanes" est disponible de deux manières. Soit en faisant l'acquisition de l'anthologie dans son ensemble (toujours chez Numilog pour 7,99€ soit 1/3 du prix papier ce que je commence à trouver raisonnable) soit, et c'est là que l'idée me séduit particulièrement, à l'unité en passant par le site des éditions Voy'[el] (pour 99 centimes d'Euro !).

Je suis très content de ce texte, avis visiblement partagé par les quelques critiques que j'ai pu lire, et cela me ferait vraiment plaisir s'il pouvait trouver son public de cette manière (pas gagneé à mon avis mais, sait-on jamais...).

 

 

 

En vous souhaitant de bonnes e-lectures !

Par Simon Sanahujas - Publié dans : Mes bouquins - Communauté : Roman science fiction
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